Géorgie : l'ex-président Mikheïl Saakachvili arrêté à son retour d'exil

Dans une vidéo publiée sur Facebook avant son arrestation, Mikheïl Saakachvili avait appelé les sympathisants de son parti d'opposition à prendre part aux élections locales de samedi.

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France Télévisions
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Une photo diffusée par le ministère de l'Intérieur géorgien, le 1er octobre 2021. On y voit Mikheïl Saakachvili, emmené menotté par des policiers lors de son arrestation. (INTERIOR MINISTRY OF GEORGIA / AFP)

L'ex-président géorgien et opposant Mikheïl Saakachvili a été arrêté vendredi 1er octobre à son retour d'un exil de huit ans dans son pays, plongé dans une longue crise politique et où des élections locales cruciales pour le pouvoir sont prévues samedi.

Ce retour et cette arrestation pourraient provoquer de graves tensions entre l'opposition et le parti au pouvoir, le Rêve géorgien, de plus en plus impopulaire dans ce pays du Caucase habitué aux brouilles politiques.

Un appel au vote en faveur de l'opposition

Charismatique réformateur autant adulé que critiqué, Mikheïl Saakachvili avait annoncé vendredi matin être de retour dans sa patrie, qu'il avait quittée en 2013. Le gouvernement l'avait averti qu'il serait immédiatement interpellé s'il revenait, étant recherché pour "abus de pouvoir", une affaire qu'il juge politique et pour laquelle il a été condamné par contumace à six ans de prison en 2018.

"Le troisième président de Géorgie, Mikheïl Saakachvili, a été arrêté et envoyé en prison", a déclaré le Premier ministre Irakli Garibachvili vendredi soir. Il a précisé que les forces de l'ordre avaient suivi les déplacements de Mikheïl Saakachvili à partir de l'Ukraine et avaient "décidé d'une opération de police au lieu et au moment où il y avait le moins d'obstacles à l'arrestation".

Dans une vidéo publiée sur Facebook vendredi soir, avant son arrestation, l'ancien président avait appelé les partisans de son parti d'opposition, le Mouvement national uni (MNU), à se mobiliser en vue des élections de samedi. "Allez aux urnes et nous célébrerons tous ensemble notre victoire", avait-il dit, ajoutant qu'il n'avait "peur de rien".

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