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François Hollande réclame un gouvernement provisoire en Syrie

François Hollande a réuni les ambassadeurs à l'Élysée ce lundi. Lors du discours d'ouverture de cette conférence, le chef de l'État est longuement revenu sur la situation syrienne. Il a ainsi expliqué que l'usage d'armes chimiques par le régime serait une "cause légitime d'intervention directe". Il a par ailleurs demandé à l'opposition syrienne de constituer un gouvernement provisoire.
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Radio France
Publié Mis à jour
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 (LAURENT ETIENNE/SIPA)

Les ambassadeurs français à l'étranger étaient réunis ce lundi à l'Élysée pour la XXe conférence des ambassadeurs. L'occasion pour François Hollande de réaffirmer les principes de la France et de balayer les principaux sujets, à commencer par la Syrie.

La situation en Syrie

François Hollande a haussé le ton dans le dossier syrien. Le chef de l'État a ainsi
expliqué que l'utilisation de l'arme chimique par les forces de Bachar al-Assad
légitimerait une intervention armée. Il a jugé la situation :

"Insupportable pour la conscience humaine, innaceptable pour la stabilité et la sécurité dans la région."

Il a également critiqué l'attitude de la Russie
et de la Chine. Selon lui, ces deux pays affaiblissent les capacités de l'ONU. Ils ont bloqué trois projets de résolution. Par ailleurs, François Hollande a demandé à l'opposition syrienne de constituer un
gouvernement provisoire. Appelant de nouveau à une transition politique rapide
en Syrie, François Hollande a expliqué que la France "reconnaîtra ce
gouvernement de la nouvelle Syrie".

L'Union européenne

Sur ce sujet François Hollande s'est dit prêt à ouvrir immédiatement
la discussion sur une union politique de l'Europe, en particulier avec l'Allemagne.
Il souhaite également renforcer l'Eurogroupe et a proposé que les chefs d'État
et de gouvernement se réunissent beaucoup plus régulièrement lorsqu'il s'agit
de la zone Euro. Concernant le traité européen, il sera soumis au Parlement
dès le début du mois d'octobre. 

La Francophonie

François Hollande a annoncé qu'il se rendrait cet automne à Kinshasa pour participer au sommet de
la Francophonie. Il avait conditionné à une avancée des droits de l'homme en République
démocratique du Congo sa participation à ce sommet, prévu du 12 au 14 octobre.  "J'y réaffirmerai que la francophonie, ce
n'est pas seulement une langue en partage, c'est aussi une communauté de
principes, d'idéaux, dont le rappel est nécessaire aujourd'hui en République
démocratique du Congo",
a expliqué le chef de l'État.

 

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