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Un accord se dessine entre les pays de la zone euro sur la crise de la dette

Quarante-huit heures avant le sommet de mercredi, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont affirmé, dimanche, qu'"un assez large accord se dessine sur le renforcement" du fonds de soutien européen.

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France Télévisions
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La chancelière allemande Angela Merkel et le Président français Nicolas Sarkozy, lors d'une conférence de presse commune à l'issue du sommet de dimanche 23 octobre à Bruxelles (Belgique).  (THIERRY ROGE/REUTERS)

Les choses avancent petit à petit, mais cela ne suffit pas à rassurer les marchés. Malgré l'annonce par la zone euro, lundi 24 octobre, d'un accord "proche" avec les banques concernant une décote de la dette grecque, la Bourse d'Athènes a clôturé en recul de 4,51 %.

Les dirigeants européens doivent rendre leur copie, mercredi 26 octobre, sur leurs solutions pour faire face à la crise de la dette en Europe. Elles comportent trois volets.

          • Stabiliser la situation de la Grèce
Les ministres des Finances de la zone euro ont donné leur accord de principe, vendredi soir, au versement de la sixième tranche du prêt à la Grèce prévue par le premier plan de sauvetage. Mais pour conforter la situation du pays, il faudrait appliquer les mesures décidées lors du second plan d'aide, en juillet. Ce dernier prévoit une plus grande participation du secteur privé, et pose comme condition la recapitalisation des banques. Or, cela ne pourra avancer que lorsque les conditions de renforcement du FESF seront connues... ce qui est toujours en discussion.

           • Accepter 50 % de perte pour les banques 
Aux établissements bancaires créanciers de la Grèce, il est demandé de renoncer à au moins 50 % de la valeur leurs obligations pour que la situation soit tenable sur le long terme. Sur ce sujet, ce porte-parole rappelle que l'Europe "préfère un accord négocié" à une décision directement imposée aux banques.

Dans le même temps, il a été évoqué que les établissements en difficulté pourraient être recapitalisés. Les pays de l'UE ont discuté d'une enveloppe de 107 à 108 milliards d'euros. Dans un premier temps, Christine Lagarde avait mentionné le chiffre de 200 milliards d'euros.

            • Démultiplier la puissance de feu du FESF 
Jusqu'ici, la France voulait faire de ce fonds de soutien une banque pour qu'il puisse directement se refinancer auprès de la Banque centrale européenne (BCE). Cette hypothèse a été abandonnée. Désormais, au moins deux options sont sur la table pour renforcer le FESF, a indiqué le ministre des Finances néerlandais, Jan Kees de Jager. Le fonds pourrait agir comme un système d'assurance de la dette publique des pays en difficulté. Et le Fonds monétaire international pourrait participer davantage au dispositif.

Il reste "des divergences importantes entre pays" sur la question, a ajouté Jan Kees de Jager. Cependant, le ministre de l'Economie français, François Baroin, s'est montré confiant, lundi sur Europe1, même "convaincu" que les dirigeants européens parviendraient mercredi à un accord global.

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