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Yoko Ono, Madonna... Le soutien international aux Pussy Riot se renforce

Des députés allemands soutiennent aussi les punkettes russes. 

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France Télévisions
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La veuve de John Lennon, Yoko Ono, a exprimé son soutien au groupe punk Pussy Riot le 8 août 2012.  (ROBERTO SCHMIDT / AFP)

EUROPE - Les démonstrations de solidarité envers les Pussy Riot s'accumulent. Les trois jeunes chanteuses punk russes, jugées pour une "prière" anti-Poutine dans une cathédrale, ont reçu le soutien de nombreux députés allemands, de Madonna et même de Yoko Ono, veuve de John Lennon, sur Twitter. Vendredi 17 août, elles ont finalement été condamnées à deux années de camp pour "hooliganisme".

Dans une lettre signée par 120 députés des cinq groupes parlementaires de la chambre basse du Parlement allemand (Bundestag), adressée à l'ambassadeur de Russie à Berlin, les parlementaires se sont dit "préoccupés" par la procédure judiciaire visant trois membres des Pussy Riot, en détention provisoire depuis cinq mois.

"Nous estimons que la détention provisoire de plusieurs mois et la peine élevée requise sont draconiennes et démesurées", ont écrit les députés dans cette lettre publiée mardi 7 août par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel sur son site (PDF).

De son côté, l'artiste d'avant-garde Yoko Ono en a appelé au président Vladimir Poutine pour libérer les jeunes femmes, dans un message sur son compte Twitter.


Le même jour, la chanteuse américaine Madonna avait rejoint d'autres stars internationales de la chanson en apportant son soutien aux Pussy Riot lors de son concert à Moscou, où elle a assuré prier pour leur libération.

Trois ans de camp requis 

Le procureur a requis mardi 7 août trois ans de camp à l'encontre des prévenues, Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, jugées pour "hooliganisme" après avoir chanté le 21 février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une "prière punk" contre le président Vladimir Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou.

Parallèlement, de nombreuses personnalités russes et étrangères ont pris la défense des prévenues, jugeant les poursuites à leur encontre et leur maintien en détention disproportionnés par rapport aux faits reprochés. "La multiplication des critiques du procès Pussy Riot par les Etats-Unis et l'Union européenne pourrait devenir l'un des principaux sujets d'irritation entre l'Occident et la Russie", relevait le quotidien russe Kommersant.

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