VIDEO. Le Premier ministre belge aspergé de frites et de mayonnaise

Des militantes féministes ont interrompu un discours de Charles Michel, qui présentait son programme politique et économique devant des chefs d'entreprise.

EVN / RTBF

Elles se présentent comme un "groupe activiste féministe révolutionnaire" et étaient armées de frites et de mayonnaise. Des militantes ont coupé la parole au Premier ministre belge, qui s'exprimait devant des chefs d'entreprise, au Cercle de Wallonie, à Namur (Belgique), lundi 22 décembre. "Austérité dehors, Michel dégage", ont crié ces quatre militantes, qui appartiennent au groupe LilithS, constitué, selon LeSoir.be, d'ex-membres des Femen.

"Frites sauce austérité"

Dans son communiqué, le mouvement des LilithS affirme que "le modèle social est détruit au nom d’une compétitivité absurde qui laisse le bien-être de la population à la porte des ministères". "Au peuple belge on ne laisse que les frites sauce austérité. C’est pourquoi nous jetons à leur visage le symbole d’une Belgique qu’ils démantèlent", ajoutent les militantes. "La Belgique se portait mieux sans gouvernement", affirment-elles.

Après avoir changé de chemise, Charles Michel a repris son discours, sans cravate et sans veston, "sous les applaudissements de l’assistance, largement acquise au programme de son gouvernement de centre-droit", précise Le Soir. Le Premier ministre, hilare pendant l'attaque de frites-mayo, aurait décidé de ne pas porter plainte.

Le Premier ministre belge, Charles Michel, arrosé de mayonnaise par une militante féministe, à Namur (Belgique), le 22 décembre 2014.
Le Premier ministre belge, Charles Michel, arrosé de mayonnaise par une militante féministe, à Namur (Belgique), le 22 décembre 2014. (LAURIE DIEFFEMBACQ / BELGA / AFP)