VIDEO. L'afflux d'étudiants français en Belgique pose des problèmes à Bruxelles

Ils cherchent à éviter les "numerus clausus" et les concours des filières médicales de l'Hexagone. Mais ils sont désormais trop nombreux pour les universités locales.

FRANCOIS BEAUDONNET, FRANCOIS LAMY / FRANCE 2

Après le bac, les Français se bousculent pour poursuivre leurs études en Belgique. Cette ruée vers le Plat Pays est une conséquence des numerus clausus des filières santé en France (médecine, sage-femme, orthophonie ou encore kinésithérapie...) et de leurs concours qui transforment les études en parcours du combattant.

Et le phénomène ne faiblit pas, avec 20 000 Français présents actuellement en Belgique, même si Bruxelles a fait en sorte de limiter les étudiants venus de l'Hexagone à un tiers des effectifs. Pour dissuader ceux qui seraient tentés de franchir la frontière, les autorités belges ont aussi mis en place un système de tirage au sort pour les Français.

"Il y a des gens extrêmement motivés qui, malheureusement, ne trouvent pas de place chez nous. (...) La place est prise par des Marseillais, par exemple, explique Hubert Rémy, directeur de l'école de kinésithérapie de Tournai. Cela amène quand même toute une série de difficultés."

Dans une école de kinésithérapie de Tournai (Belgique) pendant la période d\'inscription.
Dans une école de kinésithérapie de Tournai (Belgique) pendant la période d'inscription. (FRANCE 2 / FRANCETV INFO)