VIDEO. La Cour de justice européenne statue contre le "tourisme social" : les réactions politiques

La décision de la justice européenne indiquant que les État membres ne sont pas obligés d'accorder des prestations sociales à des immigrants qui ne cherchent pas de travail suscite de nombreuses réactions.

France 2

Une décision qui fait grand bruit. "Ça permet de pointer du doigt une vraie difficulté, et la nécessité d'un débat sur la priorité nationale à l'emploi, aux aides sociales", assure à une équipe de France 2 le vice-président du Front national Florian Philippot au sujet de l'annonce de la justice européenne, qui juge que les États membres peuvent refuser de verser des prestations sociales à des ressortissants européens sans travail.

"Totalement inapplicable dans les faits"

"Je crois que la solidarité est due qu'on soit Français ou étranger. Mais en réciproque de la solidarité, on est en droit d'exiger une volonté d'intégration", affirme quant à lui le député UMP Thierry Mariani.

Si le socialiste Gérard Bapt évoque "une mesure logique dans son fondement", il précise qu'elle est "totalement inapplicable dans les faits". Et de s'interroger : "Comment démontrer l'absence de volonté d'intégration ?" Pour le député écologiste Noël Mamère, il s'agit au contraire d'une décision "indécente au moment où des millions et des millions de gens fuient la pauvreté et la misère, alors que nous vivons d'une certaine manière dans l'opulence par rapport à ces pays".

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Florian Philippot, vice-président du Front national, le 24 mars 2014 à Nanterre (Hauts-de-Seine). Il est arrivé en tête lors du premier tour des élections municipales à Forbach (Moselle), où il est candidat.
Florian Philippot, vice-président du Front national, le 24 mars 2014 à Nanterre (Hauts-de-Seine). Il est arrivé en tête lors du premier tour des élections municipales à Forbach (Moselle), où il est candidat. (MIGUEL MEDINA / AFP)