VIDEO. Espagne : les responsabilités du conducteur

Les boîtes noires du train de St-Jacques-de-Compostelle ont parlé. Le point sur les derniers éléments de ce 30 juillet et les charges qui pèsent sur le conducteur.

L'analyse des boîtes noires du train a livré ce mardi 30 juillet le scénario de l’accident survenu le mercredi 24, il y a six jours.

- Tout d’abord, le train roulait beaucoup trop vite, à 192 km/h, dans cette zone limitée à 80 km/h.

- Un frein activé quelques secondes avant le drame a fait descendre sa vitesse à 153 km/h au moment du déraillement.

- Le conducteur, dans sa déposition, a reconnu "une distraction". L’enregistrement confirme qu’il était au téléphone sur sa ligne professionnelle, sans doute avec un contrôleur.

- Autre élément à charge : il consultait un plan ou un document similaire au moment de l’accident.

Laissé libre, Francisco Garzón, 52 ans, a été mis en examen pour 79 faits d’homicide par imprudence – le nombre de morts dans la plus grave catastrophe ferroviaire espagnole depuis l’après-guerre.

Francisco José Garzón Amo, le conducteur du train accidenté de Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne), à sa sortie du commissariat de police de la ville, le 28 juillet 2013.
Francisco José Garzón Amo, le conducteur du train accidenté de Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne), à sa sortie du commissariat de police de la ville, le 28 juillet 2013. (RAFA RIVAS / AFP)