Trêve Israël-Hamas : "Ce qui se passe depuis quelques jours, c'est la traduction dans la réalité de la position de l'Union européenne", soutient Charles Michel

La trêve entre le Hamas et Israël en est mercredi à son sixième jour. La "solution à deux États" soutenue par les 27 de l'Union européenne séduit "de plus en plus" d'États, assure sur France Inter Charles Michel, le président du Conseil européen.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Charles Michel, président du Conseil européen, le 29 novembre 2023. (RADIOFRANCE)

"Ce qui se passe depuis quelques jours" au Proche-Orient, "c'est la position de l'Union européenne qui est traduite dans la réalité", estime mercredi 29 novembre sur France Inter Charles Michel, président du Conseil européen, au sixième jour de la trêve entre Israël et le Hamas. Charles Michel assure que les Européens ont été "les premiers à dire avec fermeté le besoin de corridors humanitaires pour libérer les otages".

Pour Charles Michel, cela démontre que "l'Union européenne gagne la bataille des idées". Il évoque notamment l'idée d'une "solution à deux États", plaidée par les 27 et qui désormais séduit "de plus en plus" d'États. Mais le président du Conseil européen reconnaît que l'Union européenne "ne gagne pas toujours la bataille de la conférence de presse et de la visibilité". Il tient cela dit à souligner que "l'Europe est le premier partenaire économique d'Israël" et "le premier partenaire pour le soutien humanitaire aux Palestiniens", preuve d'une "ligne équilibrée".

Le président du Conseil européen salue en effet la manière avec laquelle "les 27 chefs d'États et de gouvernement [européens] ont réagi dans les jours qui ont suivi la terrible et atroce attaque menée par le Hamas" le 7 octobre. Il juge "judicieux" d'avoir "condamné le Hamas, reconnu le droit d'Israël à se défendre, mais cela doit être fait en conformité avec le droit international". Charles Michel considère également qu'il "est essentiel pour l'Union européenne d'être cohérente". "On doit défendre le droit international partout et toujours, qu'il s'agisse de l'Ukraine ou d'autres régions dans le monde", soutient-il.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.