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Une mise en faillite de la Grèce n'est plus un sujet tabou, selon P.Rösler, le ministre allemand de l'Economie

Alors qu'Athènes affirme vouloir respecter son plan d'austérité malgré la contestation sociale, les déclarations sur un possible défaut de la Grèce se multiplient.Des déclarations qui interviennent dans un contexte de crise sur les marchés et de malaise au sein de la BCE.
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France Télévisions Rédaction Afrique
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Panneau mettant en cause le FMI (IMF en anglais) devant le parlement grec à Athènes (archives) (AFP/ARIS MESSINIS)

Alors qu'Athènes affirme vouloir respecter son plan d'austérité malgré la contestation sociale, les déclarations sur un possible défaut de la Grèce se multiplient.

Des déclarations qui interviennent dans un contexte de crise sur les marchés et de malaise au sein de la BCE.

Grèce: 2 milliards de taxes supplementaires
La Commission européenne a annoncé dimanche le retour "dans les prochains jours" en Grèce de ses experts en vue de conclure d'ici fin septembre un accord sur le versement d'une nouvelle tranche de prêts, après l'annonce de nouvelles mesures d'économies par Athènes. "Des experts de la Commission européenne vont retourner à Athènes dans les prochains jours pour fournir du soutien technique aux autorités grecques dans leurs travaux en cours", a souligné dans un communiqué le commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn. Ce retour pourrait signifier que l'UE versera la somme prévue à Athènes.

Cette annonce fait suite à celle, dimanche par le gouvernement grec, de nouvelles mesures pour limiter le déficit public du pays, essentiellement une taxe spéciale sur l'immobilier.

Dimanche toujours, le ministre grec des Finances Evangélos Vénizélos a annoncé dimanche des mesures supplémentaires d'économies en 2011, d'environ "2 milliards d'euros", pour combler le dérapage des comptes publics, comme l'exigent UE et FMI. En 2011, la récession de l'économie grecque a accentué le déficit public.

Samedi, dans un discours à la Foire commerciale de Thessalonique, le chef du gouvernement d'Athènes, George Papandreou, a souligné la nécessité pour son pays de tenir sans attendre les engagements pris auprès de la communauté internationale.

Il s'exprimait alors que des milliers de personnes manifestaient dans les rues de Thessalonique.

Plus de 20.000 manifestants s'étaient rassemblés à Thessalonique à l'occasion de la venue du Premier ministre. La police a tiré des grenades lacrymogènes pour disperser des jeunes manifestants qui brisaient des vitrines et allumaient des incendies dans les principales rues commerçantes. Il y a eu une centaine d'interpellations.

Les marchés en crise
Les propos du premier ministre grec et les manifestations interviennent alors que la crise sur les marchés boursiers est repartie de plus belle. Au point que les rumeurs les plus folles circulent sur un défaut imminent de la Grèce.

Le très sérieux Spiegel affirmait même ce week end que le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, se prépare à une faillite de la Grèce. Quant au ministre allemand de l'économie, il a affirmé: "pour stabiliser l'euro, il ne peut plus y avoir de tabous. Cela doit inclure, si nécessaire, une faillite bien ordonnée de la Grèce si les instruments nécessaires (à cette fin) sont disponibles", dit dans une tribune publiée dimanche par le journal Die Welt.

La démission du chef économiste de la BCE, l'Allemand Jürgen Stark, en pleine tempête boursière, faisant éclater au grand jour les dissensions au sein de l'institution sur la gestion de la crise de la dette, a relancé les spéculations sur un défaut de remboursement de la Grèce.

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