Cet article date de plus d'onze ans.

Un nouveau virus détecté chez des bovins, chèvres et moutons d'Europe

Provoquant fièvres et diarrhées chez les animaux, il touche principalement les Pays-Bas et l'Allemagne. La France confirme jeudi la détection d'un cas en Lorraine.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une vache saine en Auvergne, le 7 janvier 2012. (SEBASTIEN RABANY / AFP)

Le monde agricole est inquiet. Un nouveau virus qui touche les moutons, les chèvres et les bovins, a été détecté récemment dans plusieurs pays d'Europe, surtout en Allemagne et aux Pays-Bas. Jeudi 26 janvier, la France a confirmé être également touchée par cette épidémie.

Quel est ce virus ?

Baptisé "Schmallenberg", ce virus porte le nom de la ville allemande où il a été détecté pour la première fois en novembre 2011. Il provoque des fièvres et des diarrhées chez les animaux adultes et peut se transmettre via le placenta. Conséquence : les petits naissent morts-nés ou avec des malformations, et meurent rapidement.

Son vecteur de transmission semble être un moucheron. Selon le ministère de l'Agriculture, il ne peut pas être transmis directement d'un animal à un autre.

A quel degré la France est-elle touchée?

Les préfectures de Moselle et de Meurthe-et-Moselle ont annoncé jeudi, pour la première fois en France, la détection d'un cas de virus de Schmallenberg, dans un élevage d'ovins situé en Lorraine. D'autres cas suspects sont en cours d'analyse dans le pays.

On dénombre pour l'instant 51 exploitations touchée en Allemagne, principalement dans le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie. Il a également été détecté dans 76 exploitations aux Pays-Bas, principalement au sein d'élevages de moutons, mais aussi de chèvres et de bovins. La Belgique et le Royaume-Uni sont également concernées.

Est-il dangereux ?

"C'est un virus proche d'autres virus qui ont déjà été détectés par le passé en Australie ou en Amérique du Sud, assure Jack Luiten, un porte-parole de la fédération néerlandaise des agriculteurs. Jusqu'à présent, il y a énormément d'indications selon lesquelles le virus ne peut pas être transmis aux humains."  Actuellement, aucun vaccin n'existe contre ce virus.

Au Pays-Bas, les éleveurs qui constatent des malformations à la naissance dans leur élevage sont obligés, depuis le 20 décembre 2011, de le signaler aux autorités. Le ministère allemand de l'Agriculture prévoit de son côté, pour la "fin mars", la mise en place d'un régime de déclaration obligatoire de la maladie, après approbation par le Parlement. Il demande aussi à l'Union européenne de faire adopter un tel dispositif pour tous les pays membres.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Europe

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.