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Un mouvement social contre les réforme a rassemblé jeudi à Athènes taxis et étudiants

Quelque 20.000 taxis étaient en grève contre le projet de loi prévoyant l'installation de sociétés de taxis en bonne et due forme.Des étudiants de gauche occupaient eux 300 départements des facultés dans plusieurs villes de Grèce.
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Etudiants grecs criant des slogans lors de la manifestation à Athènes le 8 septembre 2011 (AFP/ARIS MESSINIS)

Quelque 20.000 taxis étaient en grève contre le projet de loi prévoyant l'installation de sociétés de taxis en bonne et due forme.

Des étudiants de gauche occupaient eux 300 départements des facultés dans plusieurs villes de Grèce.

Après près de trois semaines de grève en juillet, les propriétaires de taxis, pour la plupart des petits patrons artisans, ont appelé jeudi à 24 heures de grève pour dénoncer un projet de loi qui fait partie des réformes structurelles instamment demandées par les créanciers de la Grèce pour poursuivre leur perfusion financière.

Selon la fédération des taxis (Poeiata), cette loi "anéantit le secteur" et sert "les intérêts de grands entrepreneurs" en constituant la "pierre tombale" de 70.000 familles.

Pour le gouvernement, le projet de loi va instaurer des conditions pour l'achat ou la vente des licences, une transaction jusqu'ici occulte qui favorisait la circulation d'argent noir.

Il prévoit également des critères pour l'obtention de ces licences visant à améliorer les services des taxis, renommés pour leur faible qualité.

En ce qui concerne l'éducation, les étudiants protestent contre la loi adoptée à l'unanimité par l'opposition de droite et la majorité socialiste. Elle aligne les diplômes sur le système européen, ouvre les facultés sur le marché de travail et aux financements privés et prévoit la fin de la cogestion des universités par des organisations estudiantines. Les recteurs et le syndicat enseignant s'étaient également dressés contre ces mesures, accusées de compromettre l'autonomie des établissements et de menacer leur caractère gratuit et public.

"250 députés (sur les 300) ont voté pour (la loi) mais 300 établissements universitaires sont occupés et des milliers d'étudiants sont dans les rues", proclamait la banderole principale des manifestants, quelque 2.000 selon un journaliste de l'AFP.

A Salonique (nord), syndicats, organisations de gauche, étudiants et le mouvement populaire des "Indignés" devaient également manifester contre les réformes demandées par les créanciers du pays, l'Union européenne et le Fonds monétaire international, en échange des prêts internationaux destinés à éviter un défaut paiement de la Grèce.

Après avoir été accusé par l'UE et le FMI la semaine dernière de retards dans la mise en oeuvre des réformes, le gouvernement s'est engagé mardi à accélérer les privatisations et les réformes structurelles prévues, parmi lesquelles la réduction du secteur public ou la réforme des taxis.

D'autres corps de métiers, les douaniers et les agents du fisc ainsi que les éboueurs d'Athènes ont annoncé des grèves en début de semaine prochaine.

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