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Un girafon en bonne santé abattu au zoo de Copenhague

Marius, un girafon d'un an et demi, a été euthanasié dimanche matin. L'animal doit finir dépecé dans la gamelle des fauves.

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France Télévisions
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Marius, un giragon de 18 mois au zoo, de Copenhague (Danemark), le 8 février 2014, à la veille de son euthanasie. (IRFAN CEMILOGLU / ANADOLU AGENCY / AFP)

Emotion et indignation au Danemark. Marius, un girafon d'un an et demi, a été euthanasié, dimanche 9 février, au zoo de Copenhague. L'animal était pourtant en parfaite santé. Les amoureux des animaux ont bien protesté, sans succès.

Le mammifère a été exécuté avec un pistolet d'abattage en début de matinée, a indiqué le porte-parole du zoo, Tobias Stenbaek Bro. L'animal doit être dépecé pour être servi comme repas aux fauves. Une autopsie a été pratiquée, les visiteurs qui le souhaitaient étaient invités à y assister, comme le montre cette photo qui circule sur Twitter.

Abattu plutôt que castré ou réintroduit dans la nature

Le zoo avait longuement expliqué sur son site internet (en anglais et danois) mercredi qu'il n'avait pas d'autre choix que de ne pas laisser le girafon devenir adulte. Dans le cadre de l'Association européenne des zoos et des aquariums (en anglais), il est en effet tenu d'éviter la consanguinité entre girafes.

Or, la castration a été jugée plus cruelle et aurait "des effets indésirables". Et la réintroduction dans la nature est un processus qui a peu de chances de réussir et qui, dans le cas des girafes, n'est pas souhaité par les pays africains. Pour des raisons génétiques, Marius n'a pas pu trouver refuge dans l'un des autres établissements du réseau de l'EAZA, qui en compte 300.

Vaine mobilisation sur internet

Le zoo de Frösö, à Ostersund (Suède) a révélé samedi au quotidien suédois Expressen avoir demandé sans succès à récupérer Marius. Mais il n'est pas membre de l'EAZA et sa demande est restée lettre morte. Samedi soir, le quotidien danois Ekstrabladet avait aussi rapporté les propos d'un imprésario danois installé à Los Angeles, Claus Hjelmback, qui disait avoir trouvé un acheteur. Mais, dès l'annonce de l'euthanasie, le zoo de Copenhague avait  fait savoir que sa politique était de ne pas vendre ses animaux.

L'idée de la mort de Marius a révolté les internautes. Dimanche matin, plus de 5 200 d'entre eux étaient inscrits à un groupe Facebook appelé "Sauvez Marius". Une version française avait même vu le jour. Près de 3 400 avaient signé une pétition en danois sur skrivunder.net, et près de 24 000 une autre pétition, en anglais, sur thepetitionsite.com, soit 10 fois plus que samedi soir.

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