Ukraine : l'UE cible le chef des forces armées et un vice-Premier ministre

Au total, quinze personnalités russes mais aussi ukrainiennes pro-russes ont été ajoutées mardi à la liste de l'Union européenne. Au total, 48 personnes sont désormais concernées par ces sanctions qui se traduisent notamment par le gel de leurs avoirs et l'interdiction d'entrée dans un pays de l'UE. Une décision vivement critiquée par la Russie.

(Sergei Karpukhin Reuters)

Les sanctions de l'Union européenne sont encore montées d'un cran. Dans une liste publiée ce mardi au Journal Officiel de l'UE se trouvent un vice-Premier ministre, Dmitri Nikolaïevitch Kozak, deux vice-présidents de la Douma d'Etat, Loudmila Ivanovna Chvetsova et Sergei Neverov mais aussi le chef d'Etat-major des forces armées russes Valeri Vasilevitch Guerassimov qui est jugé "responsable du déploiement
massif des troupes russes le long de la frontière
avec l'Ukraine et de l'absence de désescalade".

Igor Sergun, le directeur de la direction générale du renseignement de l'état-major des forces armées russe figure aussi sur cette liste. Lui est considéré comme "responsable des activités des agents du GRU dans l'est de l'Ukraine".

Le coordinateur des "touristes russes" sanctionné lui aussi

Des chefs séparatistes comme Valeriy Bolotov, German Prokopiv et Andriy Purgin, le "chef de la République de Donetsk" qui a "coordonné les actions des 'touristes russes'" dans cette ville", seront eux aussi privés de visa et verront leurs avoir gelés. Ils sont tous jugés "responsables d'actions qui compromettent ou menacent l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine.

Moscou dénonce "de nouveaux gestes inamicaux visant la Russie"

"Au lieu de forcer la clique de Kiev à s'asseoir à table avec l'Ukraine du sud-est pour négocier de la structure à venir du pays, nos partenaires sont sous les ordres de Washington avec de nouveaux gestes inamicaux visant la Russie ", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères. Mardi après-midi, le ministre Sergueï Lavrov a plus formellement rejeté les sanctions occidentales contre la Russie en ces termes : des sanctions "contraires au bons sens."   

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov a, de son côté, déclaré :

"C'est le retour du système créé en 1949, quand les pays occidentaux avaient abaissé le Rideau de fer sur les livraisons de hautes technologies à l'URSS et à d'autres pays."

Ce week-end, les pays du G7 dont l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et l'Italie, ont décidé "d'agir rapidement pour imposer de nouvelles sanctions à la Russie", qu'ils accusent de n'avoir "pris aucune mesure concrète pour appliquer l'accord de Genève".