Travail obligatoire dans les prisons hongroises

La Hongrie a trouvé un moyen efficace de réduire une partie de ses déficits. En rendant le travail obligatoire en prison, les détenus payent une partie des frais de leur incarcération.

Un prisonnier au travail, sous la surveillance d\'un gardien
Un prisonnier au travail, sous la surveillance d'un gardien (FTV)

Ce n'est pas le bagne certes, pourtant certains opposants n'hésitent pas à parler d'esclavage. La Hongrie a rendu le travail obligatoire pour les détenus. Cela va de l'entretien des bâtiments, à une véritable activité économique. Les détenus assurent ainsi de la sous-traitance pour des entreprises à des tarifs ultra concurrentiels.

Les prisonniers ne sont rémunérés qu'au tiers du salaire minimum hongrois. Ainsi le pécule qui est versé ne s'élève qu' à 90 euros par mois pour huit heures de travail quotidien. De plus, les prisonniers doivent payer leurs repas. La mesure est évidemment très politique. Il s'agit de démontrer que le service pénitentiaire hongrois peut réaliser de substantielles économies, bienvenues en ces temps de crise.

Rappelons que le Premier ministre ViKtor Orban a fait voter une loi en 2011. Le texte consacre le travail obligatoire. Des travaux d’intérêt publics payés 75% du salaire minimum, parfois à mi-temps soit 50 euros par mois, seront proposés aux chômeurs et sans emploi allocataires des minimas sociaux.

Reportage d'Arnaud Boutet et Brice Boussouard diffusé sur France 2 le 19 septembre 2012