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Traité de Rome : "Il ne faut pas sous-estimer le chemin parcouru"

Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman, était l'invité de franceinfo samedi. Il a tiré le bilan de la construction européenne, alors que l'Union fête les 60 ans de la signature du traité de Rome.

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Radio France
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Manifestation pro-européenne à l'occasion du 60e anniversaire de la signature du traité de Rome, le 25 mars 2017. (ANTONELLO NUSCA / EFE)

L'Union européenne a fêté samedi 25 mars, l'anniversaire de la signature du traité de Rome. Il y a 60 ans, le 25 mars 1957, la France, la République fédérale d’Allemagne, l'Italie et le Benelux donnait naissance à la CEE (communauté économique européenne), l'ancêtre de l'actuelle Union européenne.

Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman a estimé sur franceinfo qu'"il ne faut pas sous-estimer le chemin parcouru". Selon lui, l'Europe de demain est en mesure de résoudre "la question migratoire" à condition de "montrer l'exemple".

franceinfo : L'Europe a-t-elle encore un rôle important aujourd'hui ?

Jean-Dominique Giuliani : Il ne faut pas sous-estimer le chemin parcouru. Qui aurait pu dire que l'Europe arrive à ce niveau de stabilité et de prospérité ? C'est une construction plus fragile qu'un État, mais il y a une nouvelle Europe à construire pour continuer ensemble et rebondir pour s'adapter au monde nouveau.

Quelle sera l'Europe de demain ?

Je la vois se construire un peu différemment, avec la volonté de quelques leaders qui manquent un peu jusqu'ici pour nouer des coopérations. Il faut donner l'exemple. L'Europe n'est pas une prison, il faut construire l'Europe de demain un peu différemment pour voir quelles sont les priorités, avec de vraies questions économiques, mais aussi la question de la sécurité avec le terrorisme. L'Europe a de nouveaux défis à relever. Et puis il y a l'énorme question migratoire qui va rester longtemps une interrogation pour l'Europe.

Peut-on résoudre cette question migratoire ?

Oui, il faut montrer l'exemple et éviter que le Sud se vide de ses forces. Nous pouvons résoudre la question migratoire si nous harmonisons par exemple nos conditions d'accueil. L'Europe reste toujours la première puissance économique du monde, la première puissance commerciale. Elle est plutôt moderne mais doit se projeter vers l'extérieur.

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