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Taxation des transactions financières : neuf pays réclament un débat

La France et huit autres pays européens ont adressé un courrier à la présidence danoise de l'UE demandant d'accélérer les discussions sur une "taxe Tobin."

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Neufs pays européens veulent accélérer le débat sur l'application d'une taxe sur les transactions financières à l'UE. (JIN LEE / BLOOMBERG / GETTY IMAGES)

Sans attendre ses partenaires européens, le gouvernement français avait annoncé le mois dernier vouloir mettre en place une taxe sur les transactions financières à hauteur de 0,1%. Alors que le conseil des ministres doit examiner mercredi ce projet, ici détailé par l'Express, neuf pays de l'Union européenne ont demandé mardi 7 février à la présidence danoise d'accélérer les travaux en cours sur ce projet de "taxe Tobin".

La France appelle "à se joindre au mouvement"

Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, Grèce, Italie et Portugal : dans un communiqué, le ministre de l'Economie François Baroin s'est félicité que huit autres pays se soient joints à la France dans la rédaction d'une lettre commune à la présidence de l'UE. Dans le courrier, les états demandent l'accélération des "travaux du Conseil [sur une taxe sur les transactions financières], de manière à achever une première lecture du projet de directive dès le premier semestre 2012". 

"La lettre commune démontre que la proposition d'une taxe française inscrite dans la prochaine loi de finances rectificative est complémentaire de la démarche communautaire et peut entraîner d'autres Etats à se joindre au mouvement", a ajouté le ministre de l'Economie.

Un projet rejeté en septembre

La Commission européenne a présenté en septembre dernier un projet de taxe sur les transactions financières pour toute l'UE, destiné à alimenter partiellement le budget de l'UE. Ce dernier est toutefois rejeté en l'état par certains pays alors que l'unanimité des 27 est requise pour le vote.

Les Britanniques sont fermement opposés à cette taxe qui risqueraient de nuire à la City, estiment-ils. L'introduction d'une telle taxe au sein de l'Union Européenne a été par ailleurs jugée "indésirable" lundi par la Banque centrale des Pays-Bas (DNB) qui estime qu'elle coûterait au secteur financier néerlandais 4 milliards d'euros par an. Mais les pays favorables à la taxe pourraient, en cas de blocage au niveau de l'UE, adopter leur propre dispositif dans le cadre d'une "coopération renforcée", rapporte Les Echoslesquelles doivent réunir au moins neuf pays.

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