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Royaume-Uni. Des dizaines de policiers blessés dans des émeutes à Belfast

En s'interposant entre manifestants catholiques et protestants, 62 policiers ont été blessés lors de deux nuits de violences.

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La police a utilisé un canon à eau contre les manifestants loyalistes, à Belfast, le 2 septembre 2012. (PETER MORRISON / AP / SIPA)

EUROPE - Malgré les accords de paix de 1998, les haines sont toujours tenaces en Irlande du Nord. Depuis dimanche 2 septembre, les nuits de Belfast voient s'affronter manifestants catholiques et protestants. En tentant de s'interposer, pas moins de 62 policiers ont été blessés.

Dans la nuit de lundi à mardi 4 septembre, ce sont quinze policiers qui ont été blessés dans la capitale d'Irlande du Nord. Trois d'entre eux ont été brièvement hospitalisés alors que les forces de l'ordre étaient la cible de bombes incendiaires à Carlisle Circus, dans le nord de la ville, selon la police. Pour se défendre, la police a dû avoir recours à des canons à eau et a tiré des balles en plastique sur les manifestants qui lançaient pierres, bouteilles et pétards avant de s'emparer d'un véhicule et de le projeter en direction des policiers.

FTVi / REUTERS

Une parade républicaine qui dégénère

Dimanche, 47 policiers avaient déjà été blessés dans des violences. Des membres loyalistes de la communauté protestante, favorables au maintien de l'Irlande du Nord dans le Royaume-Uni, avaient tenté de perturber une marche organisée par des républicains catholiques, partisans d'un rattachement à l'Irlande. Les deux camps s'en étaient pris à la police qui tentait de les tenir à distance. Les policiers avaient été visés par des briques, des pierres et des cocktails Molotov. Quatre d'entre eux avaient été hospitalisés et 43 soignés pour des blessures légères.

L'un des responsables de la police d'Irlande du Nord, Will Kerr, s'est dit "attristé et en colère" de voir la police être l'objet de violences de la part des habitants. Il a déclaré que les autorités avaient "procédé à sept arrestations" et annoncé "qu'il y en aurait d'autres". "Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre et nous ne pouvons pas avoir, nuit après nuit, des violences dans nos rues. Après deux nuits de désordre, nous avons un certain nombre de policiers qui ne sont plus disponibles pour mener leur mission, qui est de protéger la communauté", a-t-il regretté, appelant à la fin des heurts.

L'Irlande du Nord a été le théâtre de trois décennies de troubles intercommunautaires (de la fin des années 1960 à la fin des années 1990), qui ont fait quelque 3 500 morts.

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