David Cameron en Ecosse pour livrer bataille contre l'indépendance

Depuis Edimbourg, le Premier ministre britannique a appelé les électeurs écossais à ne pas faire voler en éclats le Royaume-Uni.

Le Premier ministre britannique, David Cameron, le 10 septembre 2014 à Edimbourg (Royaume-Uni) pour défendre le \"non\" au référendum sur l\'indépendance de l\'Ecosse.
Le Premier ministre britannique, David Cameron, le 10 septembre 2014 à Edimbourg (Royaume-Uni) pour défendre le "non" au référendum sur l'indépendance de l'Ecosse. (ANDREW MILLIGAN / AFP)

Un baroud d'honneur ? A une semaine d'un référendum sur l'indépendance de l'Ecosse qui s'annonce indécis, le Premier ministre britannique David Cameron a lancé à Edimbourg une supplique aux électeurs écossais, les appelant à ne pas faire voler en éclats le Royaume-Uni.

"J'aurais le cœur brisé si cette famille de nations que nous avons réunies et qui ont réalisé tant de choses remarquables ensemble venait à voler en éclats", a déclaré David Cameron dans la capitale écossaise, après avoir longtemps tenu secret le détail de son programme dans la crainte de manifestations.

Triple offensive pour le "non"

C'est en fait une triple offensive pour le "non" à l'indépendance qui a été lancée. Outre, David Cameron, son allié libéral-démocrate au gouvernement Nick Clegg et le dirigeant travailliste Ed Miliband se sont eux aussi rendus sur le terrain. Des déplacements annoncés en urgence mardi, deux jours après la publication d'un sondage donnant pour la première fois le "oui" en tête des intentions de vote, qui a fait l'effet d'une bombe dans le camp du "non".

A Glasgow, la capitale économique de l'Ecosse, Ed Miliband s'est également montré lyrique pour défendre l'union. "Ne prenez pas la décision irréversible. Avec votre tête, votre cœur et votre âme, votez pour une Grande-Bretagne unie", a-t-il demandé. Le vice-Premier ministre Nick Clegg a, lui, promis "de nouveaux transferts de pouvoir" si les Ecossais votent "non". Les trois hommes ne sont toutefois pas apparus ensemble. Les travaillistes ont refusé d'être présents au côté de David Cameron, impopulaire dans la région, a souligné le quotidien The Guardian.