Quotas de migrants : vers un bras de fer entre Manuel Valls et l'Union européenne

Depuis quelques semaines, les passages de migrants à la frontière entre l'Italie et la France se sont accélérés.

FRANCE 3

Cette semaine, près d'un millier de clandestins ont été arrêtés dans la région de Menton (Alpes-Maritimes), où justement Manuel Valls s'est rendu samedi 16 mai dans l'après-midi pour dire qu'il était opposé à la mise en place de quotas d'accueil de migrants au sein de l'Union européenne.
C'est un déplacement presque improvisé et le lieu ne doit rien au hasard : la gare de Menton est un lieu de passage de nombreux réfugiés. Le Premier ministre a mis les choses au point.

Un accueil sous conditions

L'Europe veut instaurer des quotas. Manuel Valls s'y oppose. "Je suis contre l'instauration de quotas de migrants", a clairement déclaré le chef du gouvernement. "Ceci n'a jamais correspondu aux propositions françaises".
Le Premier ministre souhaite que l'accueil des migrants se limite aux seuls demandeurs d'asile.
Dans les Alpes-Maritimes, près de 1 000 clandestins ont été interpellés cette semaine, un jeu du chat et de la souris avec la police. Quelques dizaines de passeurs ont également été arrêtées.

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Manuel Valls arrive, le 11 mai 2015, à l\'Institut national de la santé et de la recherche médicale de Lyon.
Manuel Valls arrive, le 11 mai 2015, à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale de Lyon. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)