Nicolas Sarkozy en visite privée chez Vladimir Poutine

L'ancien président français a rencontré le chef de l'Etat russe dans la résidence privée de la présidence, près de Moscou.

Le président russe, Vladimir Poutine, rencontre l\'ancien président français Nicolas Sarkozy, à la résidence de Novo-Ogaryovo, près de Moscou (Russie), le 14 novembre 2012.
Le président russe, Vladimir Poutine, rencontre l'ancien président français Nicolas Sarkozy, à la résidence de Novo-Ogaryovo, près de Moscou (Russie), le 14 novembre 2012. (NATALIA KOLESNIKOVA / AFP)

POLITIQUE - C'est à la résidence privée de la présidence russe que Nicolas Sarkozy a rencontré Vladimir Poutine mercredi 14 novembre, une résidence située à Novo-Ogaryovo, à une vingtaine de kilomètres du centre de Moscou. Face au président russe, Vladimir Poutine, pâle et boitant légèrement, Nicolas Sarkozy est apparu bronzé et arborant une barbe naissante. Le président russe a annulé plusieurs voyages à l'étranger dernièrement, selon la presse russe, et passe beaucoup de temps dans cette résidence. Le porte-parole du Kremlin a annoncé début novembre que le président souffrait d'une blessure sportive.

Bons souvenirs

Vladimir Poutine a évoqué les bons souvenirs qu'il avait avec l'ancien chef de l'Etat français et lui a exprimé sa reconnaissance pour "sa contribution en tant que président". Il est important, a-t-il cependant ajouté, que "les bonnes relations entre la France et la Russie se poursuivent avec le nouveau président". Tutoyant le chef d'Etat russe, Nicolas Sarkozy a lui rappelé que "la Russie faisait partie intégrante de l'Europe" et qu'il gardait un bon souvenir de son dernier voyage à Moscou.

France 2/ Alban Mickoczy

Vladimir Poutine a l'habitude de recevoir les anciens dirigeants qu'il côtoyait lors de sommets internationaux, rappelle Alban Mikoczy, le correspondant de France 2 à Moscou. Ce fut le cas, par exemple, de Silvio Berlusconi, l'ancien président du Conseil italien. Pour Nicolas Sarkozy, cette visite privée a des allures de message à destination des politiques français : montrer qu'il peut encore peser dans les relations internationales, estime également le journaliste de France 2. Un message qui ne devrait pas échapper non plus aux militants qui élisent le président de l'UMP dimanche.

Alban Mikcozy / France 2