VIDEO. Nouvelle évacuation de migrants à Paris : Pierre Laurent réclame "plus d'humanité"

Le secrétaire national du PCF dénonce "une intervention brutale, une espèce d'acte d'autorité sans perspective ni pour les migrants ni pour personne d'ailleurs".

EUROPE 1

Au lendemain de la nouvelle évacuation d'un campement de migrants à Paris, plusieurs voix s'élèvent, mardi 9 juin, pour dénoncer le rôle de l'Etat et apporter leur solidarité aux migrants délogés. Dès lundi soir, sur Twitter, le secrétaire national du Parti communiste français, Pierre Laurent, s'est dit "révolté par le comportement de Manuel Valls qui envoie la force publique contre les réfugiés de la halle Pajol"

Les migrants qui s'étaient installés là ces derniers jours affirmaient y camper faute d'endroit où aller à la suite de l'évacuation, le 2 juin par la police, du campement de la Chapelle, sous le métro aérien, où des centaines de personnes, principalement des Soudanais et des Erythréens, s'entassaient depuis des mois dans des conditions indignes.

"Une intervention brutale, une espèce d'acte d'autorité"

Invité mardi matin d'Europe 1, Pierre Laurent a de nouveau déploré l'évacuation policière. "Je trouve incroyable qu'on ne soit pas capable de régler avec plus d'humanité des situations de ce genre, a-t-il déclaré. Tout le monde travaillait pour ça, les associations, les élus locaux, la ville de Paris... Pour trouver des solutions. Et là, c'est une intervention brutale, une espèce d'acte d'autorité sans perspective ni pour les migrants ni pour personne d'ailleurs. Puisqu'ils continuent maintenant d'errer dans les rues de Paris."

"Personne ne souhaite que des campements (...) perdurent. Mais il faut traiter (...) ces solutions avec humanité", a poursuivi le secrétaire national du PCF. Et il a ajouté : "Paris est capable, avec l'aide de l'Etat, d'accueillir ces migrants. Mais, actuellement, c'est l'Etat qui est défaillant."

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, le 26 mars 2015 à Bondy (Seine-Saint-Denis).
Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, le 26 mars 2015 à Bondy (Seine-Saint-Denis). (DOMINIQUE FAGET / AFP)