Cet article date de plus de cinq ans.

Vidéo La Turquie veut naturaliser ses réfugiés syriens

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min.
Avenue de l'Europe. La Turquie veut naturaliser ses réfugiés syriens

En Turquie, sommée par l'Union européenne de bloquer le passage des migrants syriens, le président Erdogan a jeté un pavé dans la mare en proposant de les naturaliser. Extrait du magazine "Avenue de l'Europe" du 14 septembre 2016.

Depuis que la guerre a éclaté dans la Syrie voisine, la Turquie a vu arriver 3 millions de réfugiés, dont beaucoup sont des candidats clandestins à l'exil vers l'Europe. En mars 2016, le pays a conclu avec l'Union européenne un accord controversé mais apparemment efficace, acceptant notamment que lui soient renvoyés les migrants débarquant en Grèce. Depuis, le coup d'Etat manqué a rebattu les cartes. Quel jeu joue le gouvernement turc ?

Selon l'historien turc Faik Bulut, interrogé dans cet extrait du magazine "Avenue de l'Europe", "Erdogan ne peut plus jouer sur les réfugiés pour faire chanter l'Europe. Aujourd'hui, la Turquie est très isolée. [...] Avant, la Turquie se mêlait de tout en Syrie, jouant avec les différentes factions en guerre. Depuis l'entrée en lice de la Russie, [… Erdogan] n'a plus de levier de nuisance vis-à-vis de l'Europe."

Un calcul stratégique d'Erdogan ?

Tout près de la frontière syrienne, le camp de réfugiés "modèle" de Kilis, avec école maternelle et cours de langue à destination des étudiants et adultes. Une vitrine pour les autorités, très fières de laisser filmer l'équipe du magazine. 

Voici Mohamad, un père de famille qui suit les cours de langue à Kilis. Il pourrait être l'un des premiers Syriens à bénéficier de la naturalisation que propose depuis peu le gouvernement turc. Si Sham, la femme de Mohamad, est disposée à croire que ce sont les diplômes de son mari qui l'intéressent, cette annonce surprise ressemble fort à un calcul stratégique d'Erdogan pour gérer durablement la question des réfugiés. 

Extrait de "Europe : le retour des frontières", thème du magazine "Avenue de l'Europe" du 14 septembre 2016.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.