Un campement de 300 migrants installé devant la mairie de Paris

Le parvis de l'Hôtel de ville avait déjà occupé le 1er septembre 2020 par une action similaire.

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France Télévisions
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Des migrants installent des tentes devant l'Hôtel de Ville de Paris, le 24 juin 2021, lors d'une opération organisée par l'association Utopia56. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Des migrants sans-abris et leurs soutiens ont installé plus de 200 tentes sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris, jeudi 24 juin, pour réclamer une solution d'hébergement. Ces personnes, pour l'essentiel des familles originaires d'Afrique subsaharienne ou des mineurs, ont déployé les tentes pour s'y installer au moment où les cloches de la mairie sonnaient 20 heures. "[Trois cents] femmes seules et personnes en familles, dont des dizaines d'enfants sans domicile appellent à l'aide place de l'Hôtel de ville", a annoncé sur Twitter l'association Utopia 56 qui défend "les personnes exilées partout en France". Le parvis avait déjà occupé le 1er septembre 2020 par une action similaire.

"On réclame leur mise à l'abri parce que depuis deux, trois semaines, on ne s'en sort plus, notre réseau d'hébergement solidaire est complètement saturé. On a alerté la préfecture [de la région Ile-de-France], mais on n'a eu aucune réponse. On espère que la mairie va nous apporter son soutien", a déclaré sur place Kerill Theurillat, un responsable local de l'association Utopia 56. "Cette politique de non-accueil envers les personnes exilées est un choix. Tout est construit pour décourager ces personnes, aux dépens des valeurs européennes, de leur intégration et des droits humains", a abondé Maël de Marcelus, autre responsable d'Utopia 56.

Dans une lettre datée du mercredi 23 juin envoyée par la mairie de Paris à la préfecture de région et consultée par l'AFP, l'adjoint d'Anne Hidalgo en charge de l'accueil des réfugiés, Ian Brossat, attire l'attention de l'État "sur la situation des familles demandeuses d'asile sans solution d'hébergement à Paris, dont les signalements se multiplient". "Pour ne pas laisser perdurer cette situation, au risque de voir se reconstituer des campements de grande ampleur tels qu'ils ont pu exister ces dernières années dans le nord parisien, nous demandons qu'une prise en charge des familles puisse être réalisée dans les meilleurs délais", a-t-il ajouté.

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