Vidéo Le quotidien d'un membre de l'ONG Sea-Watch qui porte secours aux migrants naufragés

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Durée de la vidéo : 4 min.
Adrian a 25 ans, et il est membre de l'équipage du Sea-Watch 3 qui porte secours aux naufragés qui tentent de traverser la Méditerranée. Son quotidien en mer, c'est ça.
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Adrian a 25 ans, et il est membre de l'équipage du Sea-Watch 3 qui porte secours aux naufragés qui tentent de traverser la Méditerranée. Son quotidien en mer, c'est ça.

"Tellement de monde. Tellement de panique sur ce bateau. Et le mouvement de n'importe qui à bord aurait pu faire chavirer le bateau, c'est pour ça que nous devons être très prudents, être calmes, et parler aux gens." Lui, c'est Adrian Pourviseh. Il a 25 ans et il est l'un des 22 membres de l'équipage du bateau de Sea Watch. L'ONG allemande porte secours aux migrants naufragés qui tentent de traverser la mer Méditerranée. Son rôle en tant que responsable média à bord est de montrer au monde ce qu'il s'y passe. "Quand il y a une opération de secours, je suis là, je filme. Et après le sauvetage, quand les gens sont à bord en sécurité, c'est là que mon travail commence vraiment, c'est là que je vais à mon bureau et que je commence à monter", raconte-t-il.

Des situations parfois chaotiques

Être humanitaire en mer comporte un certain nombre de difficultés, notamment lors des opérations de sauvetage. Par exemple, des rescapés partis des côtes libyennes, fuyant pour certains des emprisonnements, des tortures, des viols ont été sauvés par l'équipe d'humanitaires. Mais ces derniers ont dû faire face aux gardes-côtes libyens, souvent impassibles. "Les gens qui sont sur le Sea Watch 3 nous disent souvent qu'ils préféreraient mourir plutôt que d'être récupérés par les gardes-côtes libyens et ramenés dans un camp", raconte Adrian. Quelques jours avant ce sauvetage, l'équipage avait d'ailleurs été menacé par les gardes-côtes libyens. 

Depuis le début de l'année, 1098 personnes ont été sauvées par Sea Watch.

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