Plus de 30 migrants, dont 15 enfants, meurent noyés entre la Turquie et la Grèce

Une embarcation qui transportait plus d'une centaine de personnes a fait naufrage au large de l'île de Farmakonis.

Un migrant lève les bras au ciel après avoir débarqué sur l\'île de Lesbos (Grèce), le 12 septembre 2015.
Un migrant lève les bras au ciel après avoir débarqué sur l'île de Lesbos (Grèce), le 12 septembre 2015. (AYHAN MEHMET / ANADOLU AGENCY / AFP)

Au moins 34 migrants sont morts noyés, dimanche 13 septembre, dans le sud-est de la mer Egée. Une embarcation qui transportait 112 personnes a coulé au large de l'île grecque de Farmakonis, à 15 km des côtes turques. Parmi les victimes du naufrage figurent quatre bébés et onze enfants, six garçons et cinq filles. Les garde-côtes sont parvenus à secourir 68 naufragés, 29 autres ont réussi à nager jusqu'à la côte de l'île grecque. 

Déjà plus de 2 748 migrants disparus en Méditerranée

Samedi, une autre embarcation a fait naufrage, cette fois près de l'île de Samos, dans l'est de la mer Egée. Les recherches lancées pour retrouver les quatre enfants portés disparus n'ont donné aucun résultat.

Plus de 2 748 migrants sont morts ou portés disparus en Méditerranée depuis le début de l'année, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), parmi les quelque 430 000 ayant tenté la traversée dans l'espoir d'une vie meilleure en Europe. Près de 310 000 d'entre eux sont passés par la Grèce.

La Grèce critiquée pour sa gestion de la crise

Athènes a d'ailleurs jugé "inacceptables" les critiques sur la manière dont le pays gère la crise migratoire. "La Grèce applique strictement les traités européens et internationaux sans ignorer ni l'humanisme ni la solidarité", a déclaré dimanche le Premier ministre par intérim, Vassiliki Thanou, en visite à Mytilène, sur l'île de Lesbos. Celle-ci est l'une des îles grecques qui sont en première ligne des arrivées de migrants venus via la Turquie.

Angela Merkel, dont le pays connaît un afflux sans précédent de réfugiés, avait appelé samedi la Grèce à mieux protéger les frontières extérieures de l'Union européenne et réclamé un dialogue avec la Turquie. "La Grèce doit aussi prendre ses responsabilités" dans la protection des frontières extérieures de l'UE qui n'est "actuellement pas assurée", avait dénoncé la chancelière allemande.