Pas-de-Calais : une enquête ouverte après qu'une migrante irakienne a perdu son enfant

L'enquête a été lancée après une plainte auprès de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

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France Télévisions
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Des gendarmes patrouillent à Oye-Plage (Pas-de-Calais), le 9 janvier 2019. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Une enquête est en cours après qu'une Irakienne contrôlée en septembre alors qu'elle tentait de rallier l'Angleterre, a perdu l'enfant qu'elle attendait, a annoncé mercredi 3 mars la préfecture du Pas-de-Calais. "L'IGPN a commencé ses investigations dans le cadre d'une enquête pénale pour une infraction d'omission de porter secours", a détaillé le procureur de Boulogne-sur-Mer, Pascal Marconville, précisant que la plainte avait été déposée par les parents de l'enfant à naître.

Deux versions du premier contrôle

La mère faisait partie d'un groupe de 18 Irakiens interceptés par la gendarmerie le 2 septembre sur la plage de Oye-Plage, alors qu'ils étaient "sur le point de tenter la traversée de la Manche pour rallier les côtes britanniques à bord d'une embarcation semi-rigide motorisée de type zodiac", précise la préfecture dans un communiqué. "Les gendarmes prennent alors contact avec les services de la Police aux Frontières (PAF), qui se rendent sur place pour prendre en compte les migrants présents et interpeller certains d'entre eux aux fins de vérifications administratives." "Laissés libres et invités à s'éloigner du littoral", les membres du groupe sont contrôlés, "un peu plus tard, par d'autres gendarmes en patrouille. Une femme se signale alors comme étant sur le point d'accoucher, ce qui conduit immédiatement les gendarmes présents à alerter les services de secours". Prise en charge, la femme est admise au centre hospitalier de Calais, mais "malheureusement", son hospitalisation "connaîtra une issue dramatique avec la perte de son enfant", poursuit la préfecture.

Le témoignage de cette Irakienne, recueilli par le quotidien Libération, livre une autre version. Cette femme, qui vit aujourd'hui en Angleterre, assure avoir prévenu, dès le premier contrôle, qu'elle perdait les eaux et avait besoin d'aide. "On a marché une heure environ, et j’ai senti que je perdais les eaux. J’avais mal. J’ai prévenu les policiers, en leur disant que j’avais besoin d’une ambulance", raconte-t-elle au journal.

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