Ocean Viking : les réserves de nourriture à bord du navire de sauvetage s'épuisent

L'Italie et Malte refusent toujours l'accostage du bateau.

L\'Ocean Viking à Marseille, avant son départ le 4 août 2019. 
L'Ocean Viking à Marseille, avant son départ le 4 août 2019.  (CLEMENT MAHOUDEAU / AFP)

Plus que quatre jours de réserves. Médecin Sans Frontières a indiqué, vendredi 23 août, que les stocks de nourriture disponibles pour les 356 personnes secourues à bord de l'Ocean Viking commencent à s'épuiser. Le navire de sauvetage, en mer depuis 19 jours, pourrait encore tenir "quatre jours", vendredi compris.

"Il nous reste quatre jours de stocks de nourriture en comptant aujourd'hui" a indiqué vendredi matin une porte-parole de MSF à bord. "Après ça il faudra bricoler avec ce qu'il nous reste des précédentes missions".Le bateau de SOS Méditerranée et Médecins sans Frontière entame son douzième jour dans les eaux internationales entre Malte et la Sicile, où il attend d'être autorisé à débarquer ses passagers.

Des passagers fragilisés 

Les personnes secourues, au large des eaux libyennes, sont arrivées à bord fortement déshydratées. Certains ont passé jusqu'à quatre jours en mer, à bord de canot en caoutchouc, sans eau, ni vivres, ni ombre. Parmi les rescapés, quatre femmes et cinq enfants âgés d'un à six ans, ainsi qu'une centaine de mineurs pour la plupart non accompagnés. 

La majorité de ces personnes, dont les deux tiers viennent du Soudan, ont fui la Libye pour échapper aux mauvais traitements,détentions arbitraires et tortures auxquels sont soumis les migrants qui transitent par le pays. Beaucoup sont arrivés en mauvaise santé, parfois à la limite de la malnutrition, selon l'équipe médicale.

Les associations font en sorte d'assurer au moins un plat chaud par jour. Des distributions régulières de thé sucré, de barres de céréales et de biscuits protéinés sont assurées plusieurs fois par jour. L'eau vient également à manquer, et les équipes sont contraintes de restreindre l'accès à l'eau : chaque personne est limitée à deux par semaine et par personne.

Le bateau, parti le 4 août de Marseille, s'était déjà vu refuser, à l'aller, dun ravitaillement en eau et carburant dans les eaux maltaises.