Une association porte plainte après la découverte d'un liquide bleu non identifié dans une cuve d'eau pour migrants dans le Nord

Ce liquide a été retrouvé le 14 juin dans une cuve d'eau potable mise à disposition des migrants par une ONG dans un campement de Loon-Plage, près de Dunkerque. Sa nature n'a pas été identifiée.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Des migrants tentent de traverser la Manche dans des bateaux gonflables depuis Loon-Plage (Nord), le 23 janvier 2022. (STEPHANE DUPRAT / HANS LUCAS / AFP)

Une plainte a été déposée après la découverte d'un liquide bleu dans une cuve d'eau potable mise à disposition des migrants par une ONG dans un campement de Loon-Plage, près de Dunkerque (Nord), a-t-on appris vendredi 21 juin auprès d'associations, confirmant une information de Libération.

Ce liquide a été retrouvé le 14 juin, a rapporté l'ONG Roots, qui vient en aide aux migrants présents sur le littoral du nord de la France dans l'attente d'une tentative de traversée vers l'Angleterre. L'association a porté plainte. Roots précise avoir donné aux gendarmes un échantillon du liquide pour qu'il soit analysé.

Le liquide n'a pas été bu

Selon Claire Millot, de l'association Salam, qui distribue des repas aux exilés dans ce secteur, 300 à 400 personnes vivent actuellement sur ce vaste campement. Un point d'eau y a été installé par la communauté urbaine de Dunkerque à la suite de la grève de la faim d'un bénévole de l'association fin 2023. L'amélioration de l'accès à l'eau des migrants était l'une des revendications, mais, selon Claire Millot, d'autres points d'eau qui devaient être installés ne l'ont pas été. L'association Roots, non mandatée par l'Etat, dispose et remplit des cuves d'eau potable sur le campement pour permettre aux migrants de boire, cuisiner et se laver.

"Là, c'était un liquide bleu, donc les gars ne l'ont pas bu. Mais cela aurait été incolore et un poison, même un poison pas très violent qui donne juste mal au ventre, dans les conditions sanitaires dans lesquelles ils vivent, cela aurait pu être dramatique", s'alarme Claire Millot. Ce type d'actes constitue selon elle "une première" sur le campement de Loon-Plage, mais elle craint que ce type de faits "se multiplie".

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