Nancy : deux réfugiés syriens signent un contrat de service civique, une première en France

Deux réfugiés syriens ont signé un contrat de service civique pour s'engager dans une MJC de Nancy, rapporte France Bleu Sud Lorraine. 

Signature de contrats de service civique entre deux jeunes syriens et la MJC Lillebonne de Nancy. 
Signature de contrats de service civique entre deux jeunes syriens et la MJC Lillebonne de Nancy.  (CEDRIC JACQUOT / MAXPPP)

Aucun réfugié n'en avait bénéficié jusque-là. Deux réfugiés syriens ont signé, lundi 16 juillet, un contrat de service civique à Nancy (Meurthe-et-Moselle), rapporte France Bleu Sud Lorraine. Il s'agit d'une première en France. 

Ces deux jeunes âgés d'une vingtaine d'années étaient encore en Syrie il y a un an. "Je suis heureux. Ça va m'aider à rencontrer des gens et à apprendre le français", a réagi Osman.

Ils ont quitté la Syrie l'an dernier 

Tous deux vont rejoindre la MJC Lillebonne de Nancy. "L'idée, c'est une immersion complétée par des cours de français", raconte le directeur de la MJC, Yves Colombain. "Ils sont dans une maison des jeunes et de la culture, il y a du sport, de la culture, des loisirs, des expositions et l'idée c'est de voir à partir de ce qu'ils ont vécu, de ce qu'ils ont envie de faire, quel projet on pourrait construire", explique-t-il à France Bleu Sud Lorraine. Les deux jeunes Syriens doivent participer à l'organisation du championnat de France de montgolfières à Lunéville, à partir du 27 juillet.

Objectif : 500 jeunes réfugiés en service civique

Le délégué interministériel chargé de l'accueil des réfugiés était présent pour la signature des contrats. Il y voit une étape supplémentaire vers l'intégration des demandeurs d'asile. "Ces jeunes ont traversé des épreuves multiples", explique Alain Régnier. "Et à travers le service civique, c'est un engagement, ça leur permet d'être insérés dans un tissu de proximité dans lequel ils vont mieux apprendre le français. C'est aussi un tremplin vers l'emploi, donc c'est tout bénéfice pour la société française et pour eux-mêmes". Il espère atteindre "500 jeunes réfugiés en service civique."