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Migrants : l'Australie accepte de fermer le camp de migrants de Manus

Pour autant, l'Australie refuse toute installation des migrants concernés sur son territoire.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Des manifestants protestent contre la politique d'immigration de l'Australie, le 30 avril 2016 à Melbourne (Australie). (RECEP SAKAR / ANADOLU AGENCY / AFP)

L'Australie accepte de fermer le camp de rétention controversé de l'île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, où elle a relégué des centaines de demandeurs d'asile. La nouvelle a été rendue publique par le Premier ministre papouasien Peter O'Neill, lundi 15 août, mais aucune date-butoir n'a encore été arrêtée.

L'Australie a lancé en 2013 l'opération "Frontières souveraines" pour décourager les réfugiés de rallier le pays par la mer. Depuis, la marine australienne intercepte systématiquement les bateaux transportant des migrants et les renvoie vers leur point de transit, souvent l'Indonésie. Quand des migrants parviennent malgré tout à gagner les rives australiennes, ils sont placés dans des camps de rétention offshore, comme celui de Manus.

Une photo non datée du centre de rétention de Manus, obtenue par l'ONG Refugee Action Coalition en 2014. (REFUGEE ACTION COALITION / AFP)

Très critiquée, la politique australienne en matière d'immigration avait subi en avril un premier revers, quand la cour suprême papouasienne avait jugé "illégal et anticonstitutionnel" le placement par l'Australie de demandeurs d'asile dans ce camp sur le territoire papouasien. Des migrants sont également conduits dans un centre situé sur l'île de Nauru.

Pas d'inflexion de la politique d'immigration australienne

Ces camps de rétention sont très critiqués par des médecins, des avocats et de nombreuses associations, car les migrants sont placés dans des lieux éloignés des regards extérieurs. Début août, des chercheurs d'Amnesty International et de Human Rights Watch ont accusé l'Australie (en anglais) de fermer les yeux sur des abus commis dans le centre de Nauru. Les violences physiques et psychologiques ont été documentées dans de nombreux rapports consacrés à ces lieux, tout comme les graves problèmes mentaux des réfugiés qui y vivent indéfiniment, sans aucune perspective d'en sortir.

Pour autant, l'Australie n'entend pas modifier sa ligne restrictive en matière d'immigration. Le ministre de l'Intérieur australien Peter Dutton affirme que son gouvernement travaille avec Port Moresby pour proposer aux migrants une solution d'installation en Papouasie, ou le retour dans leur pays d'origine. "Aucun occupant du Centre de traitement régional de l'île de Manus ne pourra jamais s'installer en Australie."

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