Saint-Denis : un camp insalubre d'environ 300 migrants évacué

Le campement rassemblait essentiellement des migrants venus de la corne de l'Afrique, selon le dernier décompte, avec des tentes qui s'étiraient le long de l'avenue du Président-Wilson, à la sortie de Paris.

Des migrants à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 10 janvier 2019.
Des migrants à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 10 janvier 2019. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Une évacuation d'un campement insalubre de migrants installé depuis plusieurs semaines à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a débuté vendredi 25 janvier, au matin. Vers 7 heures, par un froid mordant d'à peine 2 °C, quelque 300 migrants attendaient dans le calme, valise ou sac à dos à la main, de monter dans des bus qui devaient les emmener vers des centres d'hébergement, notamment des gymnases, en Ile-de-France. Le premier bus est parti à 7h40.

Le campement rassemble des migrants venus de la corne de l'Afrique (Soudanais, Erythréens, Somaliens), selon le dernier décompte, avec des tentes qui s'étiraient le long de l'avenue du Président-Wilson, à la sortie de Paris.

Quelque 2 230 migrants dans le nord de Paris

Une première mise à l'abri, de près de 180 migrants, essentiellement des Afghans qui vivaient dans un campement insalubre, avait eu lieu mardi dans le nord de Paris, porte de Clignancourt. L'Etat s'apprête à intensifier les opérations de ce type dans les semaines à venir pour résorber les campements où plus de 2 000 personnes vivent dans le nord de la capitale.

Au total, environ 2 230 personnes migrantes, Afghans, Soudanais et Erythréens, ont été recensées, en janvier, dans le nord de Paris par l'association France terre d'asile qui est chargée des maraudes. Sur ce total, un millier dormait porte de la Chapelle et près de 500 à Saint-Denis.