Migrants : des routes de plus en plus dangereuses et meurtrières

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Migrants : des routes de plus en plus dangereuses et meurtrières
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Article rédigé par
Martin Baumer - franceinfo
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François Gemenne, enseignant à Sciences Po et spécialiste des migrations, et Grégoire Deniau, grand reporter, étaient les invités du journal de 23 Heures de franceinfo, vendredi 18 décembre. Ils sont revenus sur les nouvelles routes très dangereuses empruntées par les migrants.

Les traversées entre l'Afrique et la Méditerranée sont de moins en moins nombreuses. Par conséquent, les migrants empruntent de nouvelles routes, comme celle entre le Sénégal et les îles Canaries. "On a tendance à penser que la fermeture d'une route migratoire va empêcher les migrations ou les ralentir. Mais, ce qu'il se passe, c'est que c'est une autre route migratoire qui est activée ou réactivée. Bien souvent, ce sont des routes qui sont plus dangereuses et donc plus meurtrière", affirme François Gemenne, enseignant à Sciences Po et spécialiste des migrations, dans le journal de 23 Heures de franceinfo, vendredi 18 décembre.

"40 personnes sur une barque de six mètres de long"

La route entre le Sénégal et les îles Canaries, que Grégoire Deniau, grand reporter, a emprunté, est particulièrement dangereuse. Il a par ailleurs attendu un mois avant d'embarquer avec les migrants. "On entasse 40 personnes sur une barque qui fait six mètres de long et qui est fabriquée avec des palettes en bois recyclé", détaille Grégoire Deniau dans le journal de 23 Heures de franceinfo.

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