Migrants de l'île de Lesbos : "Il faut une solidarité européenne pour accueillir ces personnes à travers l'Europe", demande France Terre d’Asile

La responsable plaidoyer à France Terre d'Asile, Hélène Soupios-David, appelle sur franceinfo la France à participer à l'aide humanitaire, après l'incendie qui a détruit mercredi Moria, immense camp de réfugiés en Grèce.

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Radio France
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Des demandeurs d'asile rassemblés sur le bord d'une route, sans abri, après l'incendie qui a ravagé le camp de Moria, sur l'île grecque de Lesbos. (KOSTIS NTANTAMIS / SPUTNIK)

Hélène Soupios-David, responsable plaidoyer à France Terre d’Asile, a réclamé jeudi 10 septembre sur franceinfo "une solidarité européenne pour accueillir" à travers l'Europe, et "de manière à organiser", les milliers de migrants qui se retrouvent sans abri sur l'île de Lesbos après l'énorme incendie qui a ravagé mercredi matin Moria, le plus grand camp de réfugiés de Grèce. 

franceinfo : Attendez-vous des engagements fermes de la France ? 

Hélène Soupios-David : C'est d'abord une catastrophe humaine et humanitaire. On a 12 000 personnes qui se retrouvent sans abri, contraintes pour diverses raisons de dormir à même les routes. Parmi eux, on a 4 000 enfants et personnes vulnérables. Donc la première chose est de mettre en place, l'Europe s'est dit prête à le faire, une aide humanitaire pour ces personnes. Il faut que l'Europe aide la Grèce, qu'elle ne la laisse pas seule, mais la convainc aussi de transférer les gens sur le continent. Il faut ensuite une solidarité européenne pour accueillir ces personnes à travers l'Europe, de manière organisée.  

Selon vous, la France ne s'engage pas suffisamment ? 

La France peut tout à fait, aux côtés des pays qui le souhaitent également, accueillir plusieurs centaines de personnes. C'est une goutte d'eau par rapport à notre population et aux personnes qu'on accueille. On sait le faire. On l'a déjà fait et donc on attend un chiffre et aussi un plan d'action. Nous sommes prêts à apporter notre aide sur l'accueil en France. Il faut le faire rapidement.

Comme lors de la crise de 2008-2010, on a l'impression que l'Allemagne est en pointe. C'est votre impression ? 

Oui, l'Allemagne est moteur ici. Les Allemands sont descendus dans les rues pour demander à accueillir ces migrants. Il y a un véritable moteur. La France a déjà exprimé le souhait d'être solidaire. Elle l'a fait par le passé, donc elle peut tout à fait le faire et être moteur avec l'Allemagne pour mobiliser, fédérer ces pays qui sont prêts à répondre à cette urgence humanitaire.

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