Migrants : Anne Hidalgo appelle l'Etat à un "plan d'urgence" pour résorber les campements à Paris

Entre 700 et 1 200 migrants dorment à la rue, que ce soit sur ces campements, sous des ponts ou sur des talus du périphérique.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, le 21 mars 2019 à Paris.
La maire de Paris, Anne Hidalgo, le 21 mars 2019 à Paris. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Anne Hidalgo appelle l'Etat à l'aide. Mercredi 27 mars, la maire de Paris a réclamé un "plan d'urgence" pour résorber les campements de migrants de la capitale, où la situation est devenue "alarmante". "Je ne comprends pas pourquoi l'Etat laisse ainsi prospérer l'indignité et le chaos aux portes de la capitale de la France", a déploré Anne Hidalgo. Elle s'est rendue mardi porte de La Chapelle et porte d'Aubervilliers, où des campements se sont reconstitués.

Entre 700 et 1 200 migrants dorment à la rue, que ce soit sur ces campements, sous des ponts, sur des talus du périphérique. Ils "sont contraints de vivre dans des conditions inhumaines", ajoute le communiqué, qui parle de "crise migratoire alarmante dans le nord-est de Paris". L'inquiétude est "d'autant plus vive que la fin du plan hiver approche", laissant craindre que "plusieurs centaines de personnes" se retrouvent prochainement à la rue.

Une centaine de migrants arrivent chaque jour à Paris

Alors qu'une centaine de migrants arrivent chaque jour à Paris, "les campements vont donc grossir et la situation sanitaire va irrémédiablement continuer à se dégrader", avertit le communiqué. Un millier de personnes avaient été évacuées en janvier de quatre campements, notamment porte de la Chapelle.

La situation se complique aujourd'hui, du fait de la présence de toxicomanes sur la "colline du crack", porte de la Chapelle, avec "un croisement des publics qui est assez clair", selon la ville, où l'on évoque "des dealers qui distribuent des doses aux migrants pour les rendre accros" avec "une volonté de s'attaquer à ces publics vulnérables".