Loi immigration : pourquoi ça ne passe pas ?

Demain, mardi 16 janvier, Emmanuel Macron défendra sa loi immigration, qu'il trouve équilibrée, mais que dénoncent les associations, les syndicats, l'Église. Qu'est-ce qui ne passe pas ? Réponse avec Stéphanie Perez.

France 2

Emmanuel Macron défendra sa loi immigration demain, mardi 16 janvier. "Ce qui ne passe pas, c'est sa philosophie générale, à savoir faciliter l'expulsion de ceux qui n'ont pas obtenu le droit d'asile, soit très souvent, la plupart du temps, des migrants économiques", précise la journaliste Stéphanie Perez sur le plateau de France 2. "Pour rappel, il y a eu en 2017 26 000 expulsions, c'était déjà 14% de plus que l'année précédente, et le gouvernement veut accélérer encore plus les procédures".

La circulaire Collomb choque les associations

"D'abord, le demandeur d'asile aura moins de temps pour déposer son dossier", poursuit la journaliste. "Jusqu'à présent, il avait jusqu'à 120 jours, cela passera à 90. S'il est débouté, il n'aura plus que deux semaines pour faire appel, au lieu d'un mois. Ensuite, pour ceux qui sont arrêtés, la durée de placement en rétention administrative passera de 45 à 90 jours. Pour les autorités, c'est plus de temps pour trouver une solution aux cas les plus compliqués". Les associations sont aussi très remontées contre une autre mesure qui n'est pas dans cette loi, la fameuse circulaire Collomb. "Elle instaure le recensement des migrants dans les centres d'hébergement d'urgence. Des agents préfectoraux peuvent désormais se présenter pour vérifier leurs papiers, une première inadmissible pour les associations qui dénoncent le tri entre les personnes en difficulté", conclut Stéphanie Perez. 

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La circulaire du 12 décembre sur l'accélération des expulsions et l'introduction de contrôles au sein des centres d'hébergement d'urgence suscite une vague d'indignation (Image d'illustration). (MAXPPP)