Les migrants de "l'Aquarius" secouent l'Assemblée nationale

Les 629 migrants de "l'Aquarius" font cap vers le port de Valence, en Espagne. Emmanuel Macron a dénoncé le comportement du gouvernement italien, qui a rétorqué. À l'Assemblée nationale, l'attitude de la France a été critiquée.

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France 3

Mardi 12 juin, Emmanuel Macron a fini par s'exprimer en renvoyant l'Italie à ses responsabilités. Il dénonce le cynisme de Rome qui a refusé d'accueillir l'Aquarius. À l'Assemblée nationale dans l'après-midi, c'est au tour d'Édouard Philippe d'attaquer l'attitude italienne. Une fermeté regrettée par Gilles Simeoni. Lundi, le président du Conseil exécutif de Corse s'était proposé pour accueillir ces migrants.

Des députés LREM en colère

Même au sein de la majorité, une trentaine de députés a fait part de son indignation, à l'image de Sonia Krimi (LREM), remontée contre le gouvernement. À droite, on s'accommode de la posture du gouvernement français et le député LR Éric Ciotti se réjouit du débat lancé par l'intransigeance italienne. Mardi soir, le président du Conseil italien accuse la France d'"hypocrisie". Sa première rencontre officielle avec Emmanuel Macron vendredi à Paris prochain promet d'être tendue.

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Des migrants sur le pont de l\'\"Aquarius\", un navire humanitaire, le 12 juin 2018, après avoir été secourus en mer Méditerranée.
Des migrants sur le pont de l'"Aquarius", un navire humanitaire, le 12 juin 2018, après avoir été secourus en mer Méditerranée. (REUTERS)