La crise migratoire au menu de la tournée africaine d'Angela Merkel

La chancelière allemande Angela Merkel se rend dimanche 9 octobre au Mali, avant de rejoindre le Niger et l'Éthiopie. L'Allemagne veut s'attaquer aux racines de la crise migratoire, en intensifiant sa collaboration avec les pays du continent africain.

La chancelière allemande Angela Merkel, le 28 septembre 2016
La chancelière allemande Angela Merkel, le 28 septembre 2016 (MICHAEL KAPPELER / DPA)

Mali, Niger et Éthiopie. Angela Merkel débute dimanche 9 octobre un séjour de trois jours sur le continent africain, le premier depuis 2011. À Bamako, la capitale malienne, la chancelière allemande doit notamment passer en revue les soldats allemands engagés au sein de la mission militaire onusienne Minusma, qui combat les groupes islamistes de la région. Lundi au Niger, Angela Merkel doit également annoncer la création à Agadez d'une base militaire de soutien à cette opération.

L'enjeu est double. Agadez se situe dans le sud du Sahara, où sévissent les milices djihadistes, mais aussi les contrebandiers de la migration. La ville nigérienne s'est imposée comme un carrefour de transit pour les Africains, qui souhaitent rejoindre l'Europe via la Libye et la mer Méditerranée.

L'Allemagne plaide pour plus d'investissements sur le continent africain

S'attaquer aux racines des flux migratoires est devenu un axe central du discours d'Angela Merkel. "La population africaine va doubler d'ici 2035", a rappelé la chancelière vendredi 7 octobre. Elle qui avait plaidé début septembre, lors du sommet du G20, pour une hausse des investissements directs étrangers sur le continent, prévoit aujourd'hui un investissement à hauteur de 1,5 milliard d'euros dans la sous-région. Agriculture, énergie solaire... Le gouvernement allemand incite également les entreprises locales à investir dans tous les domaines.  

Attendue en Éthiopie mardi, Angela Merkel doit se rendre au siège de l'Union africaine, à Addis-Abeba. Elle recevra les jours suivants à Berlin le président tchadien Idriss Déby et celui du Nigeria Muhammadu Buhari.