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L'enfant comorien de 8 ans retenu en zone d'attente à Roissy a été libéré

Il devait repartir pour son pays ce vendredi. Mais le commandant de bord de l'avion dans lequel il devait embarquer a refusé de le prendre.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
A l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d'Oise), le 22 mars 2016.  (MAXPPP)

Il va pouvoir rester en France. L'enfant comorien de 8 ans, arrivé sans papiers à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d'Oise) et retenu depuis plus de dix jours en zone d'attente, a été libéré vendredi 1er avril, indique l'association La Voix de l'enfant à francetv info. "Il a été remis au procureur de la République, qui décidera d'un placement de quelques semaines auprès des services sociaux ou d'une remise à sa famille", explique Martine Brousse, la présidente de l'association "Mais dans tous les cas, il reste sur le territoire français", a-t-elle précisé.

Le petit garçon devait être renvoyé dans son pays, les Comores, vendredi sous escorte, mais "il a tempêté et pleuré et le commandant de bord a refusé de le prendre", précise une source aéroportuaire. Il a donc été présenté à un juge des libertés et de la détention au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), qui a tranché en faveur de sa remise en liberté.

Sa tante brièvement placée en garde à vue

Le 21 mars, cet enfant était arrivé seul à Roissy à bord d'un vol Air France avec le passeport français de son cousin. Il devait rejoindre sa tante, qui réside en France. Celle-ci a été brièvement placée en garde à vue après avoir tenté de se faire passer pour sa mère. L'enfant a alors été placé en "zone d'attente" à l'aéroport, le temps que la police effectue les vérifications nécessaires.

Retrouvée par l'ambassade de France aux Comores, la mère avait accepté de reprendre son fils. La justice avait donc demandé son maintien en zone d'attente, le temps d'organiser son retour. Indignées, plusieurs associations, dont La Voix de l'Enfant ont dénoncé "tout enfermement administratif d'un enfant quel qu'il soit, d'où qu'il vienne". "Tout mineur se présentant seul aux frontières doit être protégé et admis sur le territoire français", ont-elles réclamé, accusant la France de ne pas respecter la Convention internationale relative aux Droits de l'Enfant.

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