Grèce : ces mineurs isolés aidés par la France

Des milliers de mineurs migrants ont perdu leurs parents ou ont été abandonnés. Ils sont à la merci de trafiquants en tous genres. En Grèce, la France a choisi de financer un centre d'accueil pour aider ces jeunes.

France 3

En traversant la mer Égée vers l'île grecque de Chios, les réfugiés croient atteindre l'eldorado européen. Mais depuis un an, 3 000 demandeurs d'asile restent bloqués sur l'île en attente de la réponse. 800 dorment dans les douves de la vieille ville byzantine. Parmi eux, des dizaines de mineurs qui ne peuvent pas être renvoyés en Turquie. À 17 ans, Lahcène est encore un adolescent. Il a fui l'Algérie et survit à Chios depuis quatre mois dans des conditions précaires et dangereuses.

La maison de l'espoir

Les mineurs vivent au milieu d'adultes désespérés : bagarres, suicides... Les enfants doivent aussi se protéger des passeurs qui leur proposent en échange de vendre de la drogue et parfois leur corps. Rayon de soleil pour les mineurs de Chios, une grande maison discrète vient d'ouvrir en ville. Elle offre gîte et couvert à vingt enfants de 12 à 17 ans. Chacun est confié à un tuteur. La maison est gérée par une ONG grecque, METAdrasi, avec l'aide de la France. En un an, l'ONG a ouvert quatre autres maisons comme celle de Chios. La Grèce abrite déjà 1 200 mineurs non accompagnés. Il y en a autant dans les camps non protégés.

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Des enfants jouent dans le camp de réfugiés de Diavata, dans le nord de la Grèce, le 23 août 2016.
Des enfants jouent dans le camp de réfugiés de Diavata, dans le nord de la Grèce, le 23 août 2016. (SAKIS MITROLIDIS / AFP)