Front national : un 1er-Mai loin de Paris

Marine Le Pen a boudé la statue de Jeanne d'Arc de la place des Pyramides, lui préférant celle de Cannes (Alpes-Maritimes), ce mardi 1er-Mai. Elle a ensuite rejoint Nice pour ce qui ressemblait au lancement de sa campagne européenne ; elle avait rendez-vous avec les autres leaders des partis nationalistes d'Europe. 

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Huit drapeaux européens, huit partis populistes. Marine Le Pen avait invité ses homologues à Nice pour le lancement de sa campagne européenne. À ses yeux, la donne en Europe est totalement bouleversée désormais, y compris en France : "Tous les pays sont en train les uns après les autres de pousser au pouvoir des eurosceptiques, des gens qui sont en désaccord avec le fonctionnement de l'Union européenne". 

1 500 militants 

Pour les 1 500 militants présents, la cause de la montée en puissance des partis populistes est claire : "l'immigration massive", estime un militant. À la tribune, les leaders populistes européens l'ont martelé : ils ne veulent plus de l'intégration européenne. 2019 sera à leurs yeux l'occasion d'un grand virage.  Et lorsqu'elle prend la parole pour conclure, c'est Marine Le Pen qui fixe le cap vers une Europe des Nations. En 2014, le FN avait envoyé 25 députés à Bruxelles, mais, trop seul, il n'avait pas pu peser. Avec les alliances nouées aujourd'hui, il compte bien changer l'équation. 

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Marine Le Pen, le 1er mai 2018, à Cannes (Alpes-Maritimes).
Marine Le Pen, le 1er mai 2018, à Cannes (Alpes-Maritimes). (VALERY HACHE / AFP)