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Migrants : quelles sont les principales mesures annoncées par Edouard Philippe ?

Un total de 12 500 places d'hébergement pour les demandeurs d'asile et les réfugiés vont être créées d'ici à 2019. Dans le même temps, ceux qui ont été déboutés de cette demande feront "systématiquement" l'objet d'une mesure de reconduite à la frontière.

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Des migrants lors de l'évacuation du camp de la porte de la Chapelle à Paris, le 7 juillet 2017. (YANN BOHAC / CITIZENSIDE / AFP)

"Nous ne sommes pas à la hauteur de ce que doit être la France." Le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé mercredi 12 juillet un nouveau plan pour les migrants. Son objectif : "garantir le droit d'asile et mieux maîtriser les flux migratoires". Annoncé à l'issue du Conseil des ministres, ce plan s'accompagnera d'un projet de loi "en septembre 2017".

La nomination d'un délégué interministériel

Edouard Philippe a annoncé qu'un délégué interministériel sera nommé pour l'intégration des réfugiés. Il sera placé sous la houlette du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. Il n'a toutefois pas précisé de date.

Un total de 12 500 places d'hébergement

le Premier ministre a annoncé que "4 000 places seront créées en 2018" pour les demandeurs d'asile "et 3 500 en 2019", ainsi que 5 000 places d'ici à 2019, pour aider les réfugiés à accéder à un logement.

L'objectif est donc "de réduire considérablement les délais de procédure de demande", qui doivent être ramenés à six mois, contre quatorze en 2016, comme l'avait annoncé Emmanuel Macron. Cela suppose de compresser les délais d'enregistrement, de convocation, etc. Mais aussi "réformer les plateformes de premier accueil et les guichets" en préfecture où commence la procédure, a expliqué le Premier ministre. Il a aussi évoqué "une augmentation des moyens" des différentes structures et l'instauration de "missions déconcentrées" pour l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

Les migrants déboutés reconduits à la frontière

Par ailleurs, les migrants déboutés de leur demande d'asile feront "systématiquement l'objet d'une mesure d'éloignement" dès le rejet de leur demande, a assuré Edouard Philippe. Il a ajouté vouloir "redéfinir le cadre juridique de la rétention".

"Nous devons faire en sorte que les migrants économiques comprennent qu'il ne sera pas possible d'accueillir la totalité des migrants économiques dans notre pays", a insisté Edouard Philippe pour justifier cette mesure. En 2016, "moins de 25 000 personnes ont quitté le territoire" sur 31 000 obligations prononcées. "Nous devons améliorer ces chiffres qui ne sont pas satisfaisants", a-t-il martelé.

En ce qui concerne les migrants qui ont laissé leurs empreintes dans un autre pays européen, censément compétent pour traiter leur demande d'asile, "10 pôles seront institués" en préfecture, a-t-il ajouté lors de sa conférence de presse de présentation de ce "plan d'action" gouvernemental.

La promotion d'un passeport-talent

Enfin, Edouard Philippe a évoqué l'apparition d'un passeport-talent pour les étrangers. Une campagne va être lancée pour le promouvoir. "Il offre un séjour de quatre ans dès la première année de séjour régulier pour les chercheurs, les investisseurs, les créateurs d'entreprise ou les artistes de renom", a précisé le Premier ministre.

Flux migratoire : promotion du passeport-talent

"Il faut que notre pays puisse accueillir dans de bonnes conditions les talents. Les hommes et les femmes qui, à l'étranger, souhaitent s'installer en France et qui peuvent contribuer très largement à l'épanouissement de notre pays", a expliqué Edouard Philippe.

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