DIRECT. Migrants : l'ONU appelle à la répartition d'au moins 200 000 réfugiés dans l'UE via des quotas obligatoires

Les Européens sont appelés à réagir, malgré leurs profondes divergences, après l'émotion suscitée par la terrible photo d'un petit Syrien noyé.

Des réfugiés syriens débarquent sur l\'île grecque de Lesbos le 3 septembre 2015.
Des réfugiés syriens débarquent sur l'île grecque de Lesbos le 3 septembre 2015. (DIMITRIS MICHALAKIS / REUTERS)

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Ce qu'il faut savoir

François Hollande et Angela Merkel veulent imposer des quotas de réfugiés, les ministres des Affaires étrangères se réunissent vendredi 4 septembre, autour de la crise des migrants : les Européens sont contraints de réagir, malgré leurs profondes divergences, après l'émotion suscitée par la terrible photo d'un petit Syrien noyé.

L'ONU appelle à la répartition d'au moins 200 000 demandeurs d'asile dans l'Union européenne via des quotas obligatoires. "Les personnes qui ont une demande de protection valide (...) doivent ensuite bénéficier d'un programme de réinstallation de masse, avec la participation obligatoire de tous les Etats membres de l'UE", a estimé le haut-commissaire de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, dans un communiqué. 

Deux réunions sur le sujet, dans une Europe divisée. Les ministres européens des Affaires étrangères doivent se retrouver vendredi à Luxembourg autour de ce dossier, tandis que quatre pays de l'Est, réticents à ouvrir leurs frontières et opposés aux quotas, se réunissent de leur côté à Prague, risquant d'aggraver des divisions déjà profondes.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #MIGRANTS

23h47 : Selon un journaliste de la BBC, les bus affrétés par le gouvernement hongrois sont arrivés à l'endroit où se trouvent les réfugiés partis à pied de Budapest.

23h15 : Après la mort du petit Aylan, un tribunal turc a inculpé quatre passeurs présumés. Ces Syriens sont soupçonnés d'être responsables du naufrage qui a coûté la vie au jeune garçon et à 11 autres personnes.

23h05 : Une seule photo, une seule image peut parfois faire basculer les opinions. Après la photo du petit enfant noyé en Turquie, France 2 revient sur plusieurs clichés qui ont bouleversé un conflit, et ont pu changer ou accélérer le cours de l'histoire.



22h35 : A noter que le gouvernement hongrois ne s'est pas engagé à conduire les réfugiés en Autriche avec ses cars. "Cela ne veut pas dire automatiquement qu'ils pourront quitter le pays. Nous attendons la réponse du gouvernement autrichien", a indiqué le directeur de cabinet du Premier ministre.

22h27 : En attendant les cars promis par le gouvernement hongrois, les 1 200 migrants continuent leur marche. Un journaliste de la BBC rapporte qu'ils sont épuisés après 30km.

22h10 : C'est le directeur de cabinet du Premier ministre qui a fait cette annonce. Les cars iront prendre en charge les migrants à la gare de Budapest, ainsi que le long de l'autoroute qui conduit à Vienne, où marchent 1 200 immigrés qui ont quitté à pied la capitale hongroise dans la journée.

22h05 : La Hongrie va mobiliser des cars pour les migrants qui marchent en direction de l'Autriche.

21h45 : "Ce genre de choses devrait être inconcevable en plein XXIe siècle."

Sur sa page Facebook, le footballeur a posté un message de soutien aux réfugiés.

20h51 : Aylan Kurdi n'était pas le seul enfant sur les routes vers l'Europe. Notre journaliste Anne Brigaudeau vous rappelle en images que cet exode a aussi embarqué beaucoup de petits (et très petits) réfugiés.


(REUTERS)

20h41 : Un Afghan de 51 ans est mort ce soir dans la gare de Bicske (Hongrie), alors que 350 migrants se sont échappés d'un train bloqué. Les causes de la mort – coup, chute liée à une bousculade ou malaise – n'ont pu être immédiatement déterminées.

20h23 : Sous le feu des critiques pour sa gestion de la crise migratoire, Viktor Orban a pris la parole tout à l'heure. "Quoique je puisse faire, je serais attaqué", a déclaré le Premier ministre hongrois.



(APTN)

19h24 : Le cortège des migrants est sorti de Budapest (Hongrie), rapporte l'envoyé spécial du New York Times. La Croix-Rouge et le gouvernement hongrois ont mis en place des points de repos sur leur chemin.

19h14 : Les Français ne veulent pas accueillir de migrants, selon un sondage Odoxa pour Paris Match et i-Télé, réalisé après la diffusion de la photo du petit Aylan Kurdi. Quelque 52% des sondés ne sont pas d'accord avec Manuel Valls, qui estime que les migrants "doivent être accueillis" en France.

18h54 : Si vous êtes parents, vous vous êtes sans doute posé la question. Comment parler de la photo du petit Aylan à vos enfants ? Eléments de réponse avec Olivier Gosselin, rédacteur en chef de Mon Quotidien, un journal généraliste destiné aux 9-12 ans.

18h27 : Ils ne peuvent plus rejoindre l'Autriche par le train, alors, ils ont décidé de marcher depuis Budapest (Hongrie) jusqu'à la frontière. Voici les images de la marche d'un millier de migrants, qui a débuté cet après-midi.

(REUTERS)

17h59 : Un petit groupe de réfugiés qui tentait de franchir, de nuit, la barrière marquant la frontière entre la Serbie et la Hongrie, a été surpris par une brigade de police hongroise. Les forces de l'ordre ont pulvérisé du gaz lacrymogène sur des hommes, des femmes et des enfants pour les empêcher d'entrer en territoire hongrois, comme le montre cette vidéo publiée par le New York Times.



17h59 : "L'accueil des réfugiés, pour nous, c'est oui !" Le Parti socialiste organisera un meeting au Cirque d'hiver, à Paris, mardi 8 septembre, "en soutien aux villes solidaires avec les réfugiés". Le PS sera par ailleurs présent au rassemblement citoyen prévu dans la capitale samedi, à 17 heures, place de la République.

17h04 : "Tout le monde ne peut pas faire des choses extraordinaires, mais tout le monde peut faire quelque chose."

"L'Evangile nous presse d'accueillir l'étranger, mais quand des milliers d'entre eux frappent à la porte, que peut-on faire ? s'interroge l'archevêque de Paris. On ne demande pas à chaque chrétien d'accueillir tous les réfugiés, on lui demande d'accueillir qui il peut accueillir et de faire ce qu'il peut faire. Mais se défendre de faire quelque chose sous le prétexte que ce que, moi, je peux faire, est sans proportion avec les besoins, cela revient à dire : je ne fais rien."

16h54 : Ils ont quitté la gare de Budapest pour rejoindre l'Autriche à pied. Plus d'un millier de migrants se sont lancés dans une marche de 175 km pour atteindre la frontière.




16h51 : La République tchèque et la Slovaquie envisagent un couloir pour réfugiés entre la Hongrie et l'Allemagne, annonce le gouvernement tchèque.

16h35 : Les députés PS de Gironde en appellent à la solidarité. Florent Boudié et l'ancienne secrétaire d'Etat Michèle Delaunay suggèrent à ceux qui le souhaitent d'accueillir des réfugiés dans leur foyer, rapporte France 3 Aquitaine.

17h08 : Sur Twitter, l'envoyé spécial du New York Times en Hongrie poste des photos très impressionnantes de migrants qui tentent de rejoindre l'Autriche à pied. Les autorités ont suspendu les lignes ferroviaires à destination de l'étranger.

16h03 : La maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), veut mieux répartir les migrants en France. "Toutes les métropoles doivent prendre leur part dans l'accueil des réfugiés présents sur notre sol. Le plan qui est en train de se mettre en place en Europe pour répartir les migrants doit avoir son équivalent au niveau national", affirme-t-elle dans Le Parisien.

15h54 : Des échauffourées entre migrants ont éclaté sur l'île de Lesbos (Grèce). Syriens et Afghans se sont affrontés avant que la police n'intervienne en faisant usage de gaz lacrymogènes pour éviter que les migrants ne montent à bord d'un ferry en direction d'Athènes.




14h26 : Alors que le pays fait face à un afflux de migrants sans précédent, la Hongrie a adopté ce jour une nouvelle législation visant à contrôler davantage leur arrivée sur le territoire. La police voit ses pouvoirs renforcés et le franchissement de la clôture de barbelés récemment construite à la frontière serbe est désormais passible de trois ans de prison.

13h33 : Les 71 migrants retrouvés morts dans un camion frigorifique au bord d'une autoroute autrichienne le 27 août sont vraisemblablement morts d'étouffement "très peu de temps" après le départ du véhicule, selon la police autrichienne, "vu le nombre de personnes et le volume d'air disponible".

13h29 : A Budapest (Hongrie), des centaines de migrants massés dans la gare internationale ont décidé de se rendre en Autriche... à pied. Les liaisons ferroviaires vers les pays frontaliers sont suspendues.

13h30 : "A quoi me sert la solidarité du monde ? J'ai perdu ce que j'ai de plus cher."

L'enterrement du petit Aylan a eu lieu ce matin à Kobané (Syrie). Selon un journaliste local, il a souligné que son fils était "parmi les nombreux morts" du conflit en Syrie et appelé à "trouver une solution à la tragédie" dans ce pays.





(AFP)

13h01 : Quelque 300 migrants se sont évadés ce matin d'un camp hongrois de premier accueil situé près de la frontière serbe, à Röszke, selon la police. Les autorités hongroises annoncent dans la foulée la fermeture d'un poste-frontière avec la Serbie.

12h42 : Manuel Valls pose ses conditions à la répartition obligatoire d'au moins 200 000 migrants demandée par les Nations Unies. "Pour que cette répartition obligatoire soit acceptée et possible, il faut une condition préalable bien sûr : c'est la mise en place de ce qu'on appelle les 'hot spots', parlons plus clairement, de centres d'accueil", a dit le Premier ministre en marge d'un déplacement à Paris.

12h30 : "Pas de camp ! Pas de camp ! Liberté ! Liberté !" scandent des centaines de migrants à la gare de Bicske, près de la capitale hongroise, qui réclament d'être acheminés en Autriche ou en Allemagne. "Nous ne voulons pas de l'eau ni de nourriture, mais la liberté !"



12h13 : Quelque 5 600 migrants sont entrés hier en Macédoine depuis la Grèce, a annoncé le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). C'est deux fois plus que le chiffre habituel sur une journée, qui oscille entre 2 000 et 3 000 personnes.

12h08 : "Il a pas honte, lui, franchement, il ferait mieux de rester caché", s'est exclamé le philosophe Michel Onfray ce matin sur BFMTV. L'auteur de Cosmos a réagi aux propos tenus par son confrère Bernard-Henri Lévy sur la photo du petit Aylan, en citant Michel Audiard : "Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît."

(BFMTV / YOUTUBE)

11h47 : Le Premier ministre, David Cameron, affirme que le Royaume-Uni se dit prêt à accueillir des milliers de réfugiés syriens supplémentaires.

10h52 : "La réalité, c'est que l'Europe est menacée par un flux massif de personnes, plusieurs dizaines de millions de personnes pourraient venir en Europe. (...) Tout à coup, nous allons nous apercevoir que nous sommes une minorité sur notre propre continent."

Viktor Orban enchaîne les déclarations hostiles à la venue de réfugiés en Europe. Défendant le droit des Hongrois à "protéger [leurs] frontières", le Premier ministre a rejeté sur l'Allemagne la responsabilité du sort des migrants qui s'entassent dans la gare de Budapest pour prendre un train pour l'Europe occidentale, dans une interview accordée ce matin à la radio publique.

10h25 : Invité ce matin sur BFMTV-RMC, le criminologue Alain Bauer a commenté la détresse des réfugiés, symbolisée par la mort du petit Aylan en Turquie."La non-assistance à personne en danger est un délit, estime le chercheur. Quand quelqu'un meurt devant votre porte, vous ne pouvez pas détourner les yeux." Avant d'estimer que "nous sommes dans une incohérence majeure" en voulant la libre circulation des marchandises tout en vivant dans une "fermeture sociale et morale". (BFMTV)

10h14 : François Hollande a défendu hier le principe d'un "mécanisme permanent et obligatoire" pour répartir les migrants entre les différents pays de l'Union européenne, un principe auquel il était fermement opposé il y a quelques mois. Notre journaliste Louis Boy revient sur cette volte-face du président sur la question des quotas de réfugiés.


(ALAIN JOCARD / AFP)

10h10 : En Allemagne, un demandeur d'asile a été grièvement blessé dans un incendie d'origine inconnue survenu la nuit dernière dans un foyer qui accueillait une soixantaine de réfugiés près de Francfort. L'homme a sauté d'une fenêtre du deuxième étage. Plusieurs autres personnes ont été légèrement intoxiquées après avoir respiré des fumées, comme l'explique la Frankfurter Allgemeine Zeitung (en allemand).

10h00 : Le père du petit réfugié syrien de trois ans mort noyé, dont la photo sur une plage turque a ébranlé le monde, est rentré aujourd'hui dans sa ville de Kobané pour inhumer sa famille. Abdullah Kurdi est arrivé ce matin à la ville-frontière turque de Suruc (sud-est) avec les cercueils du petit Aylan, de son frère de cinq ans et de la mère des enfants.

09h24 : Depuis Vancouver (Canada), la tante du petit garçon syrien retrouvé mort sur une plage turque mercredi, regrette de n'avoir pas pu transmettre la demande d'asile de sa famille au Canada.

(FRANCE 2)

08h41 : En Australie, la photo choc du corps noyé du petit Aylan conforte la politique migratoire très stricte du gouvernement, selon le Premier ministre, Tony Abbott. Pour lui, "la chose la plus humaine à faire à moyen et long terme, c'est d'anéantir ce trafic malfaisant". La politique australienne est de renvoyer systématiquement les migrants interceptés dans leur pays, et de leur interdire de s'installer en Australie.

07h35 : "Les personnes qui ont une demande de protection valide (...) doivent ensuite bénéficier d'un programme de réinstallation de masse, avec la participation obligatoire de tous les Etats membres de l'UE. Une estimation vraiment préliminaire semble indiquer le besoin potentiel d'accroître les opportunités de réinstallation à 200 000 places."

Le haut-commissaire de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, a appelé ce matin à la répartition d'au moins 200 000 demandeurs d'asile dans l'Union européenne et a estimé que tous les membres de l'UE devaient avoir l'obligation de participer à ce programme.