DIRECT. Crise des migrants : la Russie promet que les livraisons de gaz à l'Europe continueront malgré les menaces de la Biélorussie

Le régime d'Alexandre Loukachenko avait menacé de fermer les vannes d'un important gazoduc transitant sur son sol en cas de sanctions européennes.

Des migrants à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, près de Grodno (Biélorussie), le 10 novembre 2021. 
Des migrants à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, près de Grodno (Biélorussie), le 10 novembre 2021.  (STRINGER / ANADOLU AGENCY)
Ce qu'il faut savoir

Moscou prend position. Le Kremlin a assuré, vendredi 12 novembre, que les livraisons de gaz russe à l'Europe ne seraient pas suspendues, malgré les menaces de la Biélorussie de fermer les vannes d'un important gazoduc transitant sur son sol en cas de sanctions européennes. La Russie "est et restera un pays qui remplit toutes ses obligations de livraison de gaz aux consommateurs européens", a déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin. Cette déclaration intervient alors que quelques milliers de migrants, originaires principalement du Proche-Orient, sont bloqués à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. Suivez notre direct.

Interdiction d'embarquer depuis la Turquie. Les ressortissants d'Irak, de Syrie et du Yémen sont interdits, "jusqu'à nouvel ordre", "d'acheter des billets et d'embarquer pour la Biélorussie depuis les aéroports de Turquie", a annoncé vendredi la Direction générale de l'aviation turque. L'Union européenne accuse la Biélorussie d'avoir organisé ces mouvements migratoires, en délivrant des visas et en affrétant des vols.

L'ONU monte au créneau. Les membres européens et américain du Conseil de sécurité de l'ONU ont condamné une "instrumentalisation orchestrée d'êtres humains" par Minsk à la frontière avec la Pologne afin de "déstabiliser la frontière extérieure de l'Union européenne". Ils estiment que l'objectif de la Biélorussie est "de détourner l'attention de ses propres violations croissantes des droits humains". 

Des milliers de personnes bloquées à la frontière. Sur le terrain, l'inquiétude se cristallise sur le sort de plus de 2 000 personnes bloquées dans un camp de fortune côté biélorusse, où elles se réchauffent en brûlant du bois pour supporter des températures proches de 0 °C.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #BIELORUSSIE

20h08 : Voici le point sur l'actualité :

En cas de nouvelles sanctions de la part de l'Union européenne, le président biélorusse a assuré que son pays "répondra[it]", évoquant la possibilité d'interrompre les livraisons du gazoduc Yamal-Europe, qui achemine du gaz russe notamment en Allemagne et en Pologne. Mais cette menace peut-elle vraiment se concrétiser ? Eléments de réponse dans notre article.

• La COP26 aurait dû se terminer à 18 heures, mais les discussions se poursuivent. La session plénière de l'après-midi a mis en lumière les divergences toujours importantes parmi les quelque 200 pays signataires de l'accord de Paris en 2016.

La jeune fille de 17 ans, dont la disparition mystérieuse en début de semaine avait mobilisé jusqu'à 200 militaires en Mayenne, avait en réalité fugué à l'occasion d'un jogging, puis inventé un scénario d'enlèvement.

19h43 : Bonsoir @AlexCork, et merci pour votre question "coulisses" 😅 Afin de garantir une plus grande clarté à nos lecteurs, la rédaction de franceinfo a choisi de n'utiliser qu'un seul terme – celui de Biélorussie – pour désigner le pays. Il s'agit du terme recommandé par les autorités françaises, comme l'indique l'ambassade sur son site. Il se peut cependant que vous ayez vu passer le nom de Bélarus dans un article ou dans ce direct, lorsqu'il est utilisé dans une citation par exemple.

19h37 : Bonjour Pourquoi faite vous le choix de dire « Biélorussie », alors qu’il me semble qu’il faudrait dire « Bélarus » ?Simple question !Merci

18h58 : En cas de nouvelles sanctions de la part de l'Union européenne, le président biélorusse a assuré que son pays "répondra[it]", évoquant la possibilité d'interrompre les livraisons du gazoduc Yamal-Europe, qui achemine du gaz russe notamment en Allemagne et en Pologne. Mais cette menace peut-elle vraiment se concrétiser ? Eléments de réponse dans notre article.

18h02 : On fait le point sur l'actualité de l'après-midi :




  • La jeune femme de 17 ans qui a disparu durant une journée a reconnu avoir menti, ne pas avoir été enlevée et s'être rendue à pied à Sablé-sur-Sarthe, annonce un communiqué du procureur de la République, aujourd'hui.
  • Les armées russe et biélorusse ont expliqué aujourd'hui qu'elles menaient des exercices aéroportés communs dans l'ouest de la Biélorussie, près de la frontière polonaise au cœur d'une crise migratoire. Dans un communiqué, le ministère biélorusse de la Défense a expliqué qu'une unité "tactique" de parachutistes des deux pays s'exerçait sur un terrain dans la région de Grodno. Il a ajouté que des avions de transports de troupes russes IL-76 et des hélicoptères des forces biélorusses étaient impliqués dans ces manœuvres.
  • La France rejoint l'accord mettant fin aux financements à l'étranger de projets d'exploitation d'énergies fossiles d'ici fin 2022, a annoncé Barbara Pompili lors du dernier jour du sommet pour le climat.
  • Un cadre de la centrale nucléaire du Tricastin, dans la Drôme, porte plainte contre EDF qu'il accuse de mener "une politique de dissimulation" des incidents, a appris franceinfo auprès de ses avocats, confirmant une information du Monde.

15h24 : Kamala Harris dénonce les activités "très préoccupantes" de Minsk, alors que plusieurs milliers de migrants, originaires principalement du Proche et Moyen-Orient, sont bloqués à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne.

14h18 : Les armées russe et biélorusse ont expliqué aujourd'hui qu'elles menaient des exercices aéroportés communs dans l'ouest de la Biélorussie, près de la frontière polonaise au cœur d'une crise migratoire. Dans un communiqué, le ministère biélorusse de la Défense a expliqué qu'une unité "tactique" de parachutistes des deux pays s'exerçait sur un terrain dans la région de Grodno. Il a ajouté que des avions de transports de troupes russes IL-76 et des hélicoptères des forces biélorusses étaient impliqués dans ces manœuvres.

12h25 : On fait le point sur l'actualité de la matinée :

Les ressortissants d'Irak, de Syrie et du Yémen sont interdits, "jusqu'à nouvel ordre", "d'acheter des billets et d'embarquer pour la Biélorussie depuis les aéroports de Turquie", a annoncé la Direction générale de l'aviation turque. Suivez notre direct.

Les pays participants sont invités à limiter les financements "inefficaces" aux énergies fossiles et à accélérer la sortie de l'utilisation du charbon "sans système de capture" carbone, dans un nouveau projet de décision finale.

Un cadre de la centrale nucléaire du Tricastin, dans la Drôme, porte plainte contre EDF qu'il accuse de mener "une politique de dissimulation" des incidents, a appris franceinfo auprès de ses avocats, confirmant une information du Monde.

va cesser de couper l'électricité pour les clients en situation d'impayés, et ce toute l'année et non plus seulement durant la trêve hivernale. La puissance fournie sera en revanche limitée à 1 000 watts, ce qui permettra des "usages essentiels" mais pas de se chauffer.

10h49 : Bruxelles accuse Minsk d'organiser la venue de ressortissants de Syrie, d'Irak et du Yémen depuis le Moyen Orient pour créer une situation de blocage à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. Plus de 2 000 personnes, notamment des Kurdes, sont coincées depuis plusieurs jours dans un camp de fortune du côté bélarusse de la démarcation.



(Viktor Tolochko / Sputnik via AFP)

10h48 : La Turquie interdit aux Irakiens, Syriens et Yéménites d'embarquer pour la Biélorussie depuis ses aéroports.

09h40 : Depuis le début du mois, la compagnie biélorusse Belavia "opèr[ait] de novembre deux vols directs par semaine" de Beyrouth, la capitale libanaise, vers Minsk en Biélorussie. Les voyageurs sont principalement originaires d'Irak, de Syrie, d'Afghanistan, de Turquie ou encore d'Iran. Notre article fait le point sur cette situation.

09h35 : La compagnie aérienne bélarusse Belavia affirme que les autorités turques ont interdit aux ressortissants de Syrie, d'Irak et du Yémen de prendre place à bord de vols à destination de la Biélorussie.

09h04 : On fait le point sur l'actualité :

va cesser de couper l'électricité pour les clients en situation d'impayés, et ce toute l'année et non plus seulement durant la trêve hivernale. La puissance fournie sera en revanche limitée à 1 000 watts, ce qui permettra des "usages essentiels" mais pas de se chauffer.

Le référendum sur l'indépendance en Nouvelle-Calédonie aura lieu comme prévu le 12 décembre malgré la décision des indépendantistes de ne pas y participer à cause des impacts de l'épidémie de Covid-19.

Les Occidentaux ont condamné à l'ONU une "instrumentalisation orchestrée d'êtres humains" par la Biélorussie à la frontière avec la Pologne. Alexandre Loukachenko a menacé de riposter à d'éventuelles sanctions en fermant les vannes d'un important gazoduc alimentant l'Europe.

Le Premier ministre australien Scott Morrison a assuré n'avoir jamais menti dans sa vie publique et balayé les accusations de malhonnêteté venant notamment d'Emmanuel Macron.

07h53 : La France, l'Union européenne et les Etats-Unis affirment que Minsk orchestre un afflux de migrants aux frontières de l'Europe. Franceinfo analyse les éléments sur lesquels sont fondées ces accusations.

Des migrants à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, près de Grodno (Biélorussie), le 10 novembre 2021. (VIKTOR TOLOCHKO / SPUTNIK / AFP)


(VIKTOR TOLOCHKO / SPUTNIK / AFP)

07h20 : "Il m'a alors frappé et frappé encore en nous disant de partir en Biélorussie." Depuis des mois, des migrants sont pris en étau à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. RFI a rencontré des demandeurs d'asile syriens.



(Wojtek RADWANSKI / AFP)

07h30 : Voici les principales informations ce matin :

Le référendum sur l'indépendance en Nouvelle-Calédonie aura lieu comme prévu le 12 décembre malgré la décision des indépendantistes de ne pas y participer à cause des impacts de l'épidémie de Covid-19, a annoncé vendredi le haut-commissaire de la République.

Minsk a menacé de riposter à d'éventuelles sanctions européennes en fermant les vannes d'un important gazoduc transitant sur son territoire. "Que se passerait-il si nous coupions le gaz naturel qui va là-bas ?", a lancé le président Alexandre Loukachenko.

• Le secrétaire général de l'ONU a dénoncé les promesses "qui sonnent creux" dans un monde toujours dépendant des énergie fossiles, malgré quelques signes encourageants.

• Interpellée mercredi matin, la joueuse parisienne Aminata Diallo est sortie de sa garde à vue. Elle était soupçonnée après l'agression dont a été victime sa coéquipière Kheira Hamraoui. Aucune charge n'a été retenue contre elle.