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L'"Aquarius" cherche à nouveau un port pour débarquer avec 11 migrants secourus au large de la Libye

Ils ont été secourus jeudi matin mais le navire refuse de les remettre à la marine libyenne comme l'Italie le leur demande.

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France Télévisions
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L'"Aquarius" et son équipage arrivent dans le port de Senglea, à Malte, le 15 août 2018. (MATTHEW MIRABELLI / AFP)

L'histoire se répête. L'Aquarius, qui a secouru 11 migrants en difficulté sur une barque au large de la Libye, jeudi 20 septembre au matin, peine à nouveau à trouver un port où accoster avec eux. Le navire humanitaire affrêté par l'ONG SOS Méditerranée refuse de les ramener en Libye.

Jeudi matin, L'Aquarius a d'abord tenté de contacter les garde-côtes libyens, sans succès, explique SOS Métierranée, avant de porter assistance lui-même à la barque qui prenait l'eau. Dix hommes adultes et un adolescent étaient à bord.

Après le sauvetage, l'Aquarius a contacté les autorités italiennes, maltaises et tunisiennes. Pour seule réponse, Rome a transmis l'information à la marine libyenne, qui a demandé à l'Aquarius de transférer les migrants sur un patrouilleur libyen.

Le navire cherche un "lieu sûr"

Mais SOS Méditerranée refuse : "La Libye n'étant pas à l'heure actuelle reconnue comme un 'lieu sûr', l'Aquarius a répondu qu'il ne pouvait pas légalement transborder des personnes qui y seraient renvoyées". En attendant de trouver une solution, le navire a repris ses recherches.

Depuis juin et la décision du ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini de fermer les ports italiens aux migrants, l'Aquarius est interdit dans les ports italiens où il accostait habituellement. En juin, il avait été contraint d'aller jusqu'à Valence en Espagne, pour permettre à 237 migrants de mettre pied à terre. Puis, en août, c'est à Malte qu'il avait pu débarquer ses 141 passagers, après un accord de répartition entre plusieurs pays européens.

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