Alpes-Maritimes : le militant Cédric Herrou relaxé après une plainte du préfet

Il était poursuivi pour "injure publique" après une publication sur Facebook.

Le militant Cédric Herrou, le 4 janvier 2017.
Le militant Cédric Herrou, le 4 janvier 2017. (VALERY HACHE / AFP)

Le militant de la vallée de la Roya, Cédric Herrou, accusé d'avoir comparé le traitement des migrants et celui des Juifs sous l'Occupation, a été relaxé jeudi par le tribunal correctionnel de Nice, indique France Bleu Azur. Le préfet des Alpes-Maritimes avait porté plainte contre le militant pour "injure publique", mais la justice a considéré que le délit n’était pas constitué. Le défenseur des demandeurs d’asile a salué "l’indépendance" de la Justice.

Sur sa page Facebook, en juin 2017, Cédric Herrou avait écrit : "Peut-être que le préfet des Alpes-Maritimes pourrait-il s’inspirer des accords avec la SNCF pendant la 2e guerre pour le transport des Juifs pour gérer le transport des demandes d’asile". Le militant avait écrit ces quelques lignes au moment où il cherchait à aider plus de 90 migrants arrivés à Breil-sur-Roya, où il vit, à rejoindre Nice pour déposer une demande d’asile, précise France Bleu Azur.

"Alerter par la provocation"

"Je n’ai pas voulu insulter directement le préfet, mais alerter, par la provocation, sur la mauvaise gestion du flux migratoire la frontière avec l’Italie", a déclaré Cédric Herrou, à la sortie du tribunal. Il estime qu’il "faut parfois faire référence au pire, oser des comparaisons difficiles pour dénoncer des faits". Le procureur avait requis une amende de 5 000 euros lors du procès en octobre dernier.