Alpes-Maritimes : dans les pas de la police aux frontières

Les Alpes-Maritimes sont pleinement concernées par la crise migratoire. Depuis janvier, près de 50 000 personnes ont été interpellées. Une équipe de France 3 a suivi le travail de la police aux frontières.

À l'entrée de la vallée de la Roya dans les Alpes-Maritimes, chaque jour, des centaines de véhicules passent la frontière. Pour la police, ce poste de contrôle est stratégique. "C'est la route qui provient d'Italie et qui permet d'accéder à la vallée de la Roya. Ensuite, nous contrôlons également la voie ferrée et nous effectuons des patrouilles dynamiques de jour comme de nuit dans la vallée, sur les sentiers de randonnée", explique à France 3 Delphine Lallemand, commissaire de police.

Tous les trains contrôlés

Soit au total huit points de contrôle dans les Alpes-Maritimes. Dans celui du bord de mer à Menton, ce jour-là, les forces de l'ordre vivent une journée record. Sénégalais, Soudanais, Erythréens, en seulement huit heures, 12 personnes en situation irrégulière ont été arrêtées par les gendarmes. Toutes tentaient de passer la frontière à pied. À quelques centaines de mètres de là, le point de passage le plus fréquenté et donc le plus contrôlé du département : la gare de Menton. Tous les trains doivent marquer l'arrêt pour être inspectés. Chaque majeur sans-papier doit être raccompagné en Italie. Selon la police, 200 000 personnes en situation irrégulière sont aujourd'hui présentes sur le territoire italien.

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Le poste frontière Saint-Louis, à Menton (Alpes-Maritimes), en janvier 2017.
Le poste frontière Saint-Louis, à Menton (Alpes-Maritimes), en janvier 2017. (MAXPPP)