DIRECT. Valls : la France "n'hésitera pas" à rétablir temporairement le contrôle aux frontières

Après celui sur les frappes en Syrie, un nouveau débat est engagé, mercredi, entre les députés, celui de l'accueil des réfugiés.

Manuel Valls, lors de son discours à l\'Assemblée nationale, le 16 septembre 2015. 
Manuel Valls, lors de son discours à l'Assemblée nationale, le 16 septembre 2015.  (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Le gouvernement va débloquer 279 millions d'euros supplémentaires en 2016 pour financer l'accueil des réfugiés et des demandeurs d'asile en France, a annoncé, mercredi 16 septembre, Manuel Valls à l'Assemblée nationale. Une annonce qui intervient après l'engagement de François Hollande d'accueillir 24 000 nouveaux réfugiés en deux ans.

Pour 2017, ces crédits supplémentaires dédiés, notamment, au premier accueil, à l'hébergement d'urgence, à l'aide aux communes et à des renforts d'effectifs, doivent atteindre 334 millions, précise l'entourage du chef du gouvernement, soit un total dépassant les 600 millions d'euros d'ici à la fin 2017. Suivez la discussion à l'Assemblée nationale, sans vote, sur l’accueil des réfugiés en France et en Europe.

 La France "n'hésitera pas" à rétablir temporairement le contrôle aux frontières. Manuel Valls a précisé que la France était prête à prendre cette décision, comme elle l'a déjà fait à la frontière franco-italienne et comme vient de le faire l'Allemagne, "si nécessaire dans les prochains jours ou prochaines semaines".

Création de 900 postes dans les forces de l'ordre. Manuel Valls a également annoncé la création de 900 postes dans les forces de l'ordre, notamment dans la police aux frontières, dans le cadre de la lutte contre l'immigration irrégulière.

250 millions d'euros supplémentaires pour l'hébergement d'urgence sur douze mois. Manuel Valls a annoncé aussi une hausse de 250 millions d'euros des crédits dédiés "à l'hébergement d'urgence et à la veille sociale" sur les douze mois à venir, dont 130 millions "dès le mois prochain".

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #REFUGIES

17h57 : "Le conflit syrien génère le plus important déplacement de populations jamais enregistré."

C'est le député communiste André Chassaigne qui s'exprime désormais, au nom du groupe Front de gauche. Pour lui : "La France n'est plus une terre d'accueil. (…) Elle est devenue un pays de transit."

17h56 : Des contrôles aux frontières de la France ? "Nous n'hésiterons pas", a affirmé Manuel Valls. Retrouvez les détails de son intervention, ici.

LCP / FRANCE 3

17h52 : "Ces hommes, ces femmes et ces enfants, ce sont nos semblables et nous leur devons assistance. (...) Nous devons leur permettre de vivre dignement sur notre territoire."

C'est désormais la député radicale de gauche des Hautes-Pyrénées, Jeanine Dubié, qui est au micro pour ce débat parlementaire sur l'accueil des réfugiés.

17h48 : "Il faut un mécanisme d'urgence et obligatoire de répartition des réfugiés entre les Etats membres, porté par la Commission."

Le député EELV des Français à l'étranger s'exprime à son tour.

17h45 : L'Hémicycle est presque vide. Les députés Les Républicains sont sortis après l'intervention de Valérie Pécresse, indique notre envoyée spéciale Violaine Jaussent.

17h33 : "La crise que nous connaissons porte un nom : Daech. Son éradication mettra fin à cette crise, affirme le président du groupe UDI à l'Assemblée, Philippe Vigier. L'exigence est de construire une coalition internationale associant la Russie, l'Iran et les pays de la région sous l'égide de l'ONU."

17h32 : "Nous n'avons pas besoin de plus de frontières, mais d'une Europe plus forte et mieux sécurisée."

17h31 : "Nous devons lutter avec fermeté contre les clandestins, les arrêter et les renvoyer dans leur pays."

C'est au tour du député d'Eure-et-Loir, Philippe Vigier, de s'exprimer, au nom du groupe UDI.

17h20 : "Nous devons renvoyer les immigrés illégaux pour pouvoir accueillir les réfugiés", affirme Valérie Pécresse.

17h16 : "Les migrants qui frappent aux portes de l'Europe sont dans des situations très différentes. Il y a d'abord les réfugiés politiques qui sont persécutés pour leurs croyances, leurs idées et qui doivent obtenir l'asile politique. Et il y a les réfugiés de guerre, qui fuient un conflit, qui doivent être protégés, mais rentrer dans leur pays ensuite."

Au tour de Valérie Pécresse de monter sur l'estrade pour s'exprimer au nom des Républicains.

17h04 : "Ceux qui voudront utiliser la question des réfugiés pour des raisons électorales se trompent grandement et le paieront un jour ou l'autre."

17h04 : Le gouvernement va débloquer 279 millions d'euros supplémentaires en 2016 pour financer l'accueil des réfugiés et des demandeurs d'asile. Selon l'entourage de Manuel Valls, cité par l'AFP, ces crédits supplémentaires, dédiés notamment à l'hébergement d'urgence, à l'aide aux communes et à des renforts d'effectifs, doivent atteindre 334 millions en 2017. Soit un total dépassant les 600 millions d'euros d'ici à la fin 2017.

17h03 : "Nous devons mettre en place une politique de retour effective pour les personnes en situation irrégulière sur le sol européen. (...) Ce qui n'a pas été fait jusque-là."

17h02 : "Nous devons fournir une aide humanitaire aux pays qui accueillent massivement des réfugiés, comme la Turquie, la Jordanie, le Liban."

17h00 : "Nous allons mettre en place des centres d'accueil et d'enregistrement dans les pays de première entrée : Italie, Grèce, Hongrie."

16h59 : Manuel Valls annonce la mobilisation de 279 millions d'euros supplémentaires en 2016 pour l'accueil des réfugiés et demandeurs d'asile.

16h54 : L'annonce est saluée par des applaudissements, note notre envoyée spéciale sur place, Violaine Jaussent.

16h55 : "Face à la situation actuelle, nous avons décidé de créer 900 postes de policiers et de gendarmes supplémentaires" pour renforcer la police aux frontières.

16h46 : La France "n'hésitera pas" à rétablir temporairement le contrôle aux frontières, affirme Manuel Valls.

16h45 : Notre journaliste Violaine Jaussent a interrogé les députés pour connaître leur position sur l'accueil des réfugiés. Voici leurs points de vue.

16h45 : "Je refuse" le discours du type "il faut tout fermer" comme le discours "il faut tout ouvrir".

16h41 : "Il faut du cœur, mais un coeur intelligent, ferme, lucide" car "l'émotion ne peut être le seul guide de l'action publique".

16h41 : "Il y a les réfugiés qui viennent de Syrie, d'Irak, d'Erythrée et du Soudan et qui ont besoin de protection. Il y a les migrants qui viennent des Balkans (...), d'Afrique de l'Ouest. (...) Eux doivent retourner dans leurs pays d'origine dans le respect des personnes et du droit, mais avec fermeté. Sinon, nous remettrions en cause le principe même du droit d'asile."

16h27 : "Il est de la vocation de la France de protéger celui qui est persécuté ou menacé pour ses idées."


C'est Manuel Valls qui s'exprime le premier dans ce débat parlementaire sur l'accueil des réfugiés.

16h23 : Le débat parlementaire sur l'accueil des réfugiés s'ouvre à l'Assemblée nationale. Il est à suivre en direct, ici.