Mélenchon demande à Merkel de "la fermer"

Le leader du Parti de gauche reproche à la chancelière allemande ses critiques contre les réformes lancées par la France. Elle les juge insuffisantes.

Jean-Luc Mélenchon, le 2 décembre 2014 à Nantes (Loire-Atlantique).
Jean-Luc Mélenchon, le 2 décembre 2014 à Nantes (Loire-Atlantique). (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

"Maul zu, Frau # Merkel ! Frankreich ist frei." Traduisez : "Ferme ta gueule, Madame Merkel ! La France est libre." C'est l'insulte lancée par Jean-Luc Mélenchon à l'adresse d'Angela Merkel, dimanche 7 décembre sur Twitter. Et le leader du Parti de gauche de poursuivre en français à l'intention de la chancelière allemande : "Occupez-vous de vos pauvres et de vos équipements en ruines !"

L'eurodéputé reproche à la dirigeante allemande ses nouvelles critiques contre les réformes engagées par la France, dans une interview au quotidien conservateur allemand Die Welt, publiée dimanche. Angela Merkel estime que la France doit prendre encore plus de mesures afin de s'assurer que son budget 2015 respectera les règles de l'Union européenne.

Sapin tance Mélenchon... Et Merkel

Lundi, depuis Bruxelles, Michel Sapin a taclé Jean-Luc Mélenchon. Il est "grossier, injurieux et imbécile", a dit le ministre des Finances, cité par le correspondant de France 2. 

Dimanche soir, sur France 5, le ministre avait toutefois lui aussi renvoyé Angela Merkel aux problèmes de son propre pays. "Moi aussi, il m'arrive de dire des choses sur l'Allemagne", avait-il lancé.

"Ça serait bien (...) par exemple, qu'ils investissent sur leurs autoroutes, qui sont en très mauvais état. Quand je le dis, ça l'agace parfois, me dit-on." Michel Sapin a aussi assuré que la France était en bien meilleure situation en matière de natalité que l'Allemagne, où "il n'y a pas de crèche" et où les femmes "travaillent extrêmement peu". "Chez eux il y a des habitants en moins tous les ans", avait-il insisté. 

"Les réformes, on les fait en France non pas pour faire plaisir à tel ou tel dirigeant européen mais parce que c'est nécessaire à la France. Point", avait-il poursuivi. "Chacun a ses problèmes, chacun a ses réformes nécessaires. Nous, nous les faisons", avait conclu Michel Sapin.