Vidéo "C'est un jour historique", réagit Thierry Breton après la demande officielle de la Finlande d'adhérer à l'OTAN

Publié
Article rédigé par
Radio France

"Depuis 1948, la Finlande avait décidé d'être 'neutre'", rappelle le commissaire européen qui se réjouit d'une augmentation des capacités militaires à venir.

Le président finlandais, Sauli Niinisto, confirme dimanche 15 mai que son pays est officiellement candidat à une adhésion à l'Otan. Pour Thierry Breton, "il faut vraiment tous mesurer que c'est un jour historique". Le commissaire européen au Marché intérieur est l'invité de Questions politiques sur France Inter.

>> Guerre en Ukraine : la Finlande officialise sa demande d'adhésion à l'Otan. Suivez notre direct sur la guerre en Ukraine.

Pour le commissaire européen, également en charge des industries de défense, c'est "un jour historique parce que ça va vouloir dire beaucoup de choses pour notre défense". Thierry Breton estime que c'est "historique", parce que, rappelle-t-il, "depuis 1948 la Finlande, qui a une frontière commune avec la Russie de 1 340 km, avait décidé d'être 'neutre', et on est restés comme cela".

Un renforcement militaire conséquent

Depuis l'entrée dans l'Union européenne de la Finlande et de la Suède en 1995, "ça fait 27 ans qu'il ne s'était pas passé un événement aussi important", indique Thierry Breton. "Pourquoi c'est important ? Parce qu'évidemment [La Finalnde] a une armée très importante de 280 000 femmes et hommes en arme". "On est vraiment dans un pays qui vit plus que quiconque près de la Russie", précise-t-il.

Cette probable adhésion de la Finlande à l'OTAN "va nous renforcer, nous d'abord, parce qu'on va augmenter nos dépenses militaires. (...) Ça veut dire qu'on va investir de façon supplémentaire 67 milliards d'euros par an ensemble en défense", soit une augmentation à "2% de dépense de notre produit intérieur brut par an pour les dépenses militaires". Donc "on va augmenter notre capacité militaire et c'est bien", conclut Thierry Breton.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.